Transformation de la personne et transformation de la société
Le 5/4/2010
Au cours d'une conversation, André Comte-Sponville nous disait :
« Il existe un progrès des cultures et des sociétés, mais non pas des individus en tant que tels. Nous sommes aussi égoïstes et aussi lâches que n'importe quel homme de l'ancien temps. Les Grecs étaient tous racistes et tous esclavagistes; c'était leur culture. Nous ne sommes pas meilleur qu'Aristote ou Socrate simplement parce que nous ne sommes ni esclavagiste ni raciste.
Si on avait attendu que les humains soient justes pour que les plus pauvres puissent se soigner, les plus pauvres seraient morts sans soins. On n'a pas attendu que les humains soient justes, on a créé la sécurité sociale, on a créé les impôts, on a créé un État de droit. Je ne crois pas du tout aux progrès de l'humanité, mais je crois beaucoup aux progrès de la société. »
En essence, André Comte-Sponville nous dit que les cultures ont changé mais que l'homme est resté le même. L'espèce humaine n'a pas changé génétiquement depuis 2 000 ans. Ce n'est pas surprenant si l'on sait qu'il faut environ 50 000 ans pour qu'une modification génétique significative affecte globalement une espèce. Cela signifie également que les prédispositions génétiques qui affectent les traits de caractère des êtres humains sont quasiment les mêmes aujourd'hui qu'au temps d'Aristote. Il ne semble y avoir aucune raison de contester cela.
Mais la discussion ne s'arrête pas là. Notre héritage génétique représente un potentiel qui nous prédispose à manifester tel ou tel trait de caractère. Mais ce potentiel peut s'exprimer de diverses façons sous l'influence d'un grand nombre d'autres facteurs. On peut le comparer à un plan d'architecture susceptible d'être mis à exécution tel qu'il a été conçu, mais qui peut aussi être modifié considérablement au cours de la construction.
Les avancées récentes de la génétique montrent que cet environnement peut modifier significativement l'expression de nos gênes, un processus qui relève de ce qu'on appelle l'épigénèse et dont l'étude est un domaine de recherche novateur et en plein essor.
De plus, on sait maintenant que les traits de caractère ne sont pas gravés dans la pierre. L'une des plus importantes découvertes faite en neurosciences durant les vingt dernières années concerne la neuroplasticité, c'est-à-dire la faculté que possède notre cerveau de changer sous l'influence d'un entraînement. En bref, l'individu peut se transformer d'une manière plus importante qu'on ne l'avait jusqu'alors imaginé.
Les adeptes de l'entraînement de l'esprit, par la méditation et autres techniques contemplatives développées au cours des siècles, témoignent également des changements profonds et durables qui peuvent être accomplis, et ne se limitent pas à des adaptations superficielles et instables et qui s'évanouissent dès que les contraintes extérieures disparaissent.
Les questions qui restent en suspens sont donc les suivantes : ces variations restent-elles confinées à l'individu, sans entraîner de répercussions significatives sur la société? Sont-elles vouées à disparaître avec l'individu ou peuvent-elle se propager d'une génération à l'autre en modifiant les cultures ?
L'une des théories les plus convaincantes développées récemment par les spécialistes de l'évolution de l'espèce humaine porte précisément sur l'évolution des cultures, laquelle s'avère se dérouler beaucoup plus rapidement que celle des gènes.
Il semble donc envisageable, au sein d'une culture qui accorderait davantage de valeur à l'altruisme, à la sollicitude, à la fraternité et à la compassion, et qui s'efforcerait de cultiver ces qualités, de s'attendre à un déplacement de la moyenne vers davantage d'altruisme. Cette familiarisation pourrait intervenir au travers de l'éducation, de la transformation personnelle par l'entraînement de l'esprit, du brassage des idées et de tout autre manière propre à induire une évolution de nos cultures.
Une culture est caractérisée par une concordance de valeurs entre les individus. Elle ne se contente donc pas de fournir un moule dans lequel les individus s'intègrent bon gré mal gré, mais finit par façonner des individus qui contribuent eux aussi à l'évolution ultérieure de la société. La société et les individus se façonnent mutuellement comme deux lames de couteaux s'aiguisent l'une sur l'autre.
Ce dont il s'agit, c'est donc d'offrir, au sein d'un régime démocratique, d'institutions libérales et d'une éducation laïque, des conditions favorables à l'épanouissement d'une société plus altruiste.
Qu'en pensez-vous et quelles seraient à vos yeux les meilleurs points d'entrée pour accomplir ce but ?
Matthieu Ricard
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Le 11/5/2010 à 17h18mnDavid a écrit :
Bonjour Ivan,
-Le Monde publie un article aujourd'hui sur le travail des enfants dans le monde : plus de 220 millions d'enfants travaillent et n'ont pas accès à l'éducation. Mais il semble que l'accès à l'éducation n'est pas une garantie absolue contre l'exploitation des enfants.
-Le jeudi 6 mai dernier, un trader a passé un ordre informatique de 16 milliards de dollars au lieu de 16 millions créant un vent de panique à Wall Street qui a dévissé de plus de 9 points en 15 minutes....
Cherchez l'erreur....... -
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Le 10/5/2010 à 16h58mnIvan a écrit :
Je pense pour ma part que la réponse est liée à une réflexion de fond sur notre société et sur la place qui y est accordée à l'humain. Comme Matthieu Ricard l'a pas mal dit dans ses écrits, le progrès de l'humanité dans le modèle occidental a influé surtout sur les aspects technologiques au détriment de ce qui se passe à l'intérieur de nous. L'humain est devenu une machine à faire fonctionner la société, qui ne prend plus en compte nos besoins fondamentaux et notre bonheur, et fait de notre frustration un moteur économique, avec des politiques qui globalement s'occupent d'intérêts à court terme. Le terme de société de consommation, ainsi que la façon de mesurer "l'indicateur du moral des ménages" sont assez parlants là dessus. Dans un tel contexte, il me semble impossible d'imaginer l'existence dans un futur proche d'une société qui recherche sincèrement le bonheur du plus grand nombre et qui défend des valeurs comme l'altruisme.
Néanmoins, un point d'entrée vers ces objectifs serait effectivement la "transformation" du plus grand nombre. Un constat me semble clair aujourd'hui, la majorité des gens, et quelque soit leur situation professionnelle/personnelle, et soumise à une frustration importante, en partie à cause de la pub et de notre culture de la performance. Une partie des comportements "anti-altruistes" peut trouver sa cause dans cette frustration, dans le mal-être, dans une incapacité à maîtriser un tant soit peu notre monde intérieur, qu'on cherche à compenser par diverses satisfactions à court termes, et dans l'ignorance de ces phénomènes.
Pour combler ce problème, faire en sorte que les gens se sentent de plus en plus heureux, il faut les sensibiliser aux moyens qui existent de les faire se sentir mieux, et pas seulement lorsqu'ils présentent des pathologies mentales sévères. La meilleure façon de faire cela, c'est l'éducation. Si des cours sur le développement personnel, sur les psychothérapies, sur les valeurs et la pratique du bouddhisme, si tout cela était présent à l'école, avant le baccalauréat, je serais prêt à parier qu'on pourrait commencer à entrevoir un progrès de l'humanité sur le plan intérieur. Et aussi que les conséquences seraient notables sur tous les plans.
Et cela passe par une évolution de notre culture, une certaine "pub" sur tous les moyens de transformation qui touche un maximum de personnes, pour que de tels moyens soient déployés. Et bien sûr, une évolution des pratiques de transformation, qui à mon sens restent encore peu accessibles à la plupart des gens, et dont les bases scientifiques ne sont pas encore suffisamment complètes. Quand on voit les débats sans fin opposant psychothérapies comportementales et psychanalyse, on imagine ce qui se passerait si la pratique de la méditation devenait plus "populaire". De plus, je pense que les procédés de transformation deviendraient plus efficaces si toutes ces branches travaillaient ensemble. Je trouve par exemple que les procédés de méditation se rapprochent énormément de ce qui se fait en hypnothérapie voire en auto-hypnose... Domaines qui ont également énormément besoin de plus de rigueur scientifique et de communication avec le reste du monde. J'aimerais également voir plus de communication sur tout ce qui existe déjà et qui cherche à aller dans ce sens, comme les conférences du Mind & Life Institute, dont j'ai entendu parler il y a peu quand j'ai commencé à m'intéresser au bouddhisme :) -
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Le 9/5/2010 à 17h12mnChristophe a écrit :
Bonjour Caro,
Peut-être serez-vous intéressée par les travaux de Richard Dawkins sur le Gène égoïste , combinant la notion de gène et de mimesis ou réplicateurs culturels, comparables à ce titre aux gènes, mais responsables de l'évolution culturelle. De nombreuses controverses sont toujours en cours dans le domaine de l'évolution et de la génétique : c'est une question de spécialistes !
En réalité, nous sommes déjà équipés génétiquement pour être altruistes. La queston serait de comprendre pourquoi parfois cela ne fonctionne pas ?
La réponse se situe davantage dans le fonctionnement de notre esprit.
Mais il me paraît également intéressant de comprendre pourquoi la psychanalyse ou la psychiatrie par exemple ne considèrent que les pathologies narcissiques extrêmes et ne considèrent pas les comportements égoïstes comme étant pathologiques ? N'y-a-til pas ici une certaine ignorance de la nature profonde de notre esprit ? ou bien une certaine complaisance de notre société inapte à s'interroger sur ses propres maux ? -
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Le 8/5/2010 à 9h14mncaro a écrit :
J'ajouterai une question à celles posées: dans quelle mesure le changement, l'évolution des cultures et des société (c'est à dire notre environnement) peut-il influencer notre devenir génétique propre?
Par exemple, en caricaturant, si notre société maintien et intensifie le facteur "altruisme", cet environnement qui nous influence et nous conditionne autant physiquement que psychologiquement ne va t-il pas finir par entrainer des mutations ou des évolutions génétiques rendant l'être humain altruiste lui même (et peut être physiquement différent), si tant est que son espèce se perpétue 50000 ans de plus.
Ne pourrait-on pas alors penser que si nous voulions réellement faire évoluer vers le "bien", le "beau" chaque individu de notre société, ne faudrait -il pas les conditionner autrement? Dans quelle mesure peut - on contrôler notre évolution génétique?
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Le 29/4/2010 à 11h19mnDominique a écrit :
Je voudrais faire écho ici à ce que dit Matthieu Ricard sur l'idée de mort.
La vie et la mort procèdent comme endroit et envers d'un même phénomène : nous vivons et mourrons à chaque instant. Chaque vie peut alors devenir le lieu d'une transformation dynamique de l'individu lui-même et de la société, agissant dans la création de chaque instant et dans la fraîcheur intuitive de cet instant.
"La véritable intuition doit être une intuition créatrice; elle doit être une intuition engendrant le temps."
Nishida Kitaro -
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Le 26/4/2010 à 8h21mnsuzanne a écrit :
Bonjour,
selon diverses études psychologiques l'affect détermine les réponses physiologiques et cognitives. Or, le codage des informations en affects implique le système de récompense, le rôle du striatum dorsal et une hiérarchie de valeurs.
Le système de récompense est lié au comportement addictif, par conséquent il ne semble pas opportun de privilégier les punitions et les récompenses.
De même, il semble préférable de renforcer le processus cognitif plutôt que l'engagemnt automatique d'une réponse.
La hiérarchie des valeurs résulte d'un apprentissage sur le moyen et long terme, c'est pourquoi, l'éducation est déterminante. Seul l'intégration d'une nouvelle hiérarchie de valeurs peut à mon sens permettre à l'individu de prendre une décision conforme à l'intérêt commun, lorsqu'il se trouve face à un choix. -
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Le 23/4/2010 à 12h57mnMartine a écrit :
Bonjour Marc,
j'ai assisté au mois de novembre à la Conférence de Matthieu Ricard au musée Guimet : j'ai vu ses photos d'ermitages accrochés à la montagne. Alors, j'ai pensé:
"Comment des hommes ont-ils le courage, l'audace, et l'amour de l'autre à ce point pour vivre retirés du monde, afin d'entendre leur propre résonance, pour se transformer
eux-mêmes et transformer le monde ?".
Oui, je suis profondéement admirative car j'imagine la force de caractère et l'abnégation qu'il faut pour cela.
Alors, remettre en cause son ego, ce n'est peut-être pas se retirer dans la montagne, mais comme vous le soulignez, nous pouvons éduquer nos enfants avec davantage d'ouverture d'esprit et de générosité.Je n'aime pas les punitions : je n'ai jamais punis mes enfants. Il faut leur donner confiance, car l'enjeu de l'éducation est la construction chez l'enfant et pour l'enfant, d'une véritable capacité de penser.Favoriser le dialogue, est la véritable récompense. Lui apprendre aussi à ne pas toujours dire oui, à refuser l'injustice, et à rêver. Il faut rêver sa vie, si l'on veut qu'elle soit belle.
Amicalement -
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Le 23/4/2010 à 12h1mnWilson a écrit :
Isabelle,
Le bouddhisme n'a pas de fond de commerce pour son propre compte. Vous pouvez m'en croire, car ma formation de base est celle de juriste d'affaires : la loi du profit je connais!
Les marchands d'espoir aussi!
Alors, pour une fois soyons juste : il faut de l'argent pour des oeuvres humanitaires, il faut payer les frais fixes... Mais la finalité de tout cela, n'est pas la recherche du profit, mais l'emploi de moyens à des fins et à des causes nobles et généreuses.
Wilson: contre vents et marées -
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Le 23/4/2010 à 11h27mndeus ex machina a écrit :
Mr Ricard,
Bienvenue parmi les "indécrottables".
Le seul point positif du bouddhisme, c'est de susciter l'effort de se poser des questions responsables.
Quant à en faire son fond de commerce, la tentation est grande...
One again: bienvenue chez les indécrottables!
Bizou, Isa. -
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Le 23/4/2010 à 8h29mnMarc a écrit :
Je ne connaissais rien au bouddhisme, je prenais cela pour une secte composée de reclus vivant dans les montagnes.. Puis petit à petit et notamment grâce à la découverte de quelques livres (principalement du dai lama et de Matthieu Ricard) un univers entier s'est offert à moi. Et je suis à présent face à une vision qui peut répondre à toutes les questions existentielles que je me posais et qui restaient sans réponse.
Pour répondre à la question sur l altruisme, je pense que la principale porte d'entrée c est la désacralisation de l'ego. Peut être commencer déjà avec les enfants dans leur éducation à la maison et à l'école. Il serait intéressant d'imaginer toute une pédagogie innovante qui ne mette pas l'ego au centre des préoccupation. Mener l'expérience sur quelques classes et constater ou non un changement dans leur comportement.
Le bouddhisme existe depuis des milliers d années. J'imagine que beaucoup d écoles ont été fondées dans le but de suivre les pas des sages. Quelles sont les conclusions des programmes pédagogiques testés ? -
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Le 23/4/2010 à 8h2mnWilson a écrit :
"La mére qui punit son enfant avec amour ne le fait pas pour lui causer du tord mais pour l'empêcher de se faire du tord à lui-même."
Je partage entièrement votre point de vue.Et la punition doit être acceptée et comprise.
Se pose alors la question de savoir quels sont les moyens les plus adaptés ?
Je ne crois pas du tout au comportement altruiste des égoïstes impénitents.Il y a des versions de l'égoïsme parfaitement perverses : l'ego est parfois une protection très rigide, construite dans la période la plus précoce de l'enfance pour protéger le psychisme inapte à intégrer certains éléments extérieurs.Ces constructions mentales s'appellent "perversions narcissiques". Le capitalisme permet à ce genre de comportement de s'épanouir en substituant l'argent aux valeurs humaines véritables : tout s'achète, tout se vend, même l'amour qui est ici conçu comme un rapport de domination.L'être humain est ici vidé de sa substance vitale, nié dans son existence même.
Alors pour moi,la question essentielle est de savoir ce qu'est un amour véritable et comment le vivre, le partager.Savoir l'exprimer aussi : les mots ne traduisent pas la réalité sensible de notre nature, ils sont parfois maladroits, inopportuns, cruels, blessants,inconvenants, totalement inappropriés,débiles....
Je cherche un langage sans mots qui puiserait son expression dans le silence, la vacuité ou espace potentiel.Qui traduirait ce qui nous relie de façon invisible et indicible mais aussi ce qui nous permettrait d'inter-agir.
merci Arthur -
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Le 22/4/2010 à 22h0mnArthur a écrit :
La mére qui punit son enfant avec amour ne le fait pas pour lui causer du tord mais pour l'empecher de se faire du tord à lui-même. Tout dépend bien sur de notre motivation et de notre perspicacité.
Dans le cas des experiences d'Ernst Fehr, il faut bien comprendre qu'en l'absence de toute régulation du système,le taux de coopération passe en quelques jours de 80% à 10%. C'est à dire que les égoïstes invétérés dans le groupe détournent l'ensemble du systéme, comme cela s'est produit lors de la récente crise financiére. Les régulations amenées par la "punition altruiste" (un terme sans doute peu évocateur!) ramenent le taux de coopération à prés de 100%, parce que les égoïstes impénitents trouvent leur compte à se comporter de maniére altruiste, même s'il ne le sont pas. Il faut voir en détails les recherches de Ersnt Fehr pour comprendre qu'il ne s'agit nullement là d'une intervention de type garde-chiourme, mais de simple bon sens. C'est finalement un manque d'altruisme que de donner totalement libre court à l'avididé sauvage qui régne dans l'économie contemporaine. -
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Le 22/4/2010 à 19h15mnWilson a écrit :
J'aime l'humain dans sa complexité : je ne souhaite pas blâmer même si l'action d'autrui comme la mienne n'est pas toujours à la hauteur d'une représentation éthique. La souffrance se partage, il s'agit du sens premier de la compassion qui signifie "souffrir avec l'autre".
Pour créer un modèle de société commun, et en commun, nous devons vivre et ressentir par co-existence.La co-existence est un mode de saisie sensible et non pas intellectuelle. Nos sociétés privilégient l'intellect et la pensée au détriment de la nature profonde de l'être humain qui ne peut s'appréhender que par ouverture de soi à l'autre.
Je vous embrasse tous -
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Le 22/4/2010 à 9h45mnWilson a écrit :
Bonjour Isabelle,
je serai à paris le 21 mai prochain, vous me reconnaitrez . j'aurai une bouée, des palmes et un tuba avec aussi certains éléments de réflexion que je ne veux pas communiquer à certains marchands de bonheur....
Amitiés
Wilson -
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Le 21/4/2010 à 21h36mnIsabelle a écrit :
Bises Wilson,
Isabelle.
Arthur, une punition financière appliquée à un être humain? c'est quand même fort de vanter les vertus de ce genre de test dans le top du top de la réflexion sur l'altruisme.
Isabelle.
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Le 21/4/2010 à 19h20mnArthur a écrit :
La question qui était posée concerne la possibilité de passer de la transformation individuelle à la transformation de la société. Essayons de nous concentrer sur ce débat.
Quelles sont les points d'entrée et d'articulation envisageables pour accélerer le passage à un société plus altruiste et coopérative ?
Il me semble que cette transformation est déjà en train de se produire au travers de l'implication de nombreuses personnes dans des organisation non-gouvernementales qui, pour la plupart sont essentiellement altruistes. Nombre de ces personnes oeuvrent de maniére anonyme bien sur, comme le souligne Wilson, mais non anodine, car changement viendra peut-être d'eux.
Quant à Ernst Fehr, ses études sont sans ambiguité. A partir du moment ou des régles sont établies, la coopération monte en fléche parmi les perticipants de ces expériences qui reproduisent des situations de la vie réelle.
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Le 21/4/2010 à 8h9mnWilson a écrit :
Bonjour Isabelle
Suite et Fin, à méditer sur votre île déserte :
Le monde n'est ni bon, ni mauvais : il est ce que nous en faisons.Le pire côtoie le meilleur, mais il nous appartient de devenir meilleurs. L'altruisme ne se conçoit que de façon gratuite et désintéressée. C'est avant tout une question de coeur, mais c'est aussi une question de courage, de travail et de détermination.Assister à des conférences nous donne parfois bonne conscience, mais il faudra davantage de notre part : si nous voulons changer le monde, qui en a besoin, nous devons agir en relations, agir seul c'est possible, mais jusqu'à un certain point.
Je vous recommande sur votre île déserte la lecture de "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu RICARD. Je lui présente mes excuses, car je n'utilise pas TWITTER, ainsi que pour ma liberté de ton et de propos. Une conversation même brève, c'est déjà beaucoup, surtout pour un homme qui a un emploi du temps si chargé. Au fond, chacun doit agir à son niveau et selon ses possiblités.Il existe des hommes et des femmes qui sont des figures emblématiques, mais il y a aussi l'action et le dévouement de beaucoup d'anonymes, dans des actes quotidiens, nécessitant parfois peu de moyens.Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !
THE END
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Le 20/4/2010 à 23h57mnIsabelle a écrit :
Extrait de "Donner une chance aux altruistes":
Je cite:
"Dans le deuxième cas, les altruistes ont réussi non pas à corriger les égoïstes--ce qui malheureusement semble être une entreprise utopique—mais à établir un système tel que les égoïstes aient intérêt à se comporter comme s’ils étaient altruistes." Ernst Fehr
"La leçon est donc que ce sont les altruistes éclairés qui doivent établir les règles de fonctionnement du groupe, de la société et des institutions politiques et économiques. M.R. "
Je ne suis pas sûre de l'idée pourtant efficace et rapide de Ernst Fehr visant à appliquer un traitement "allopathique" à un problème apparemment insolvable. (amende financière pour les contrevenants aux règles de l'altruisme).
Je propose de réfléchir au niveau neurochimique du systeme récompense / punition, indispensable à l'apprentissage de ce qu'il convient de faire dans une société donnée. Le test E. Ferst c'est une parade utilisant les mêmes ressorts que l'éducation classique, ici utilisée comme une sorte de rééducation orientée selon des critères empathiques.
Effectivement cela représente une solution rapide face aux urgences ressenties devant la souffrance immmense générée par des comportements ubuesques(souffrance dont je ne suis pas exclue).
Si je me mets à la place disons d'un égoiste pour faire court, je ne vois alors aucune raison de me soucier de l'autre en souffrance. Contre-argument: Les enjeux (financiers) ne sont pas les mêmes. il y a un problème d'échelle. L'arrogance que je perçois s'appelle-t-elle vraiment arrogance?
Les "purges" financières que sont les différents krach boursiers sont autant de coups sévères et terribles portés aux "égoistes" qui gouvernent. Et, qu'on le veuille ou non, c'est bien ce système égoiste qui nous supporte tels que nous sommes actuellement.
Je ne voudrais certainement pas être à la place de grands "égoistes" pour deux raisons, je suppose inattendues ici:
-pour le poids immatériel des enjeux et dilemnes supportés que je ne peux même pas imaginer. Je n'ai aucune idée de ce qui peux motiver des agissements aussi incroyables, si ce n'est le poids de l'habitude de fonctionner dans une logique qui s'auto-entretient, par le fait des inter-liaisons inextricables. Je suis sûre que cela représente une immense souffrance ignorée et/ou consciente.
-pour la spirale dans laquelle ces "égoistes" sont entraînés. (je pense notamment aux dérives comportementales soudaines et inexplicables de gens très bien, qui agissent sous la pression d'un groupe, avec une obéissance aveugle, pour commetre des actes affreux. Emission de christophe hondelatte le jeu de la mort).
une troisième raison plus personnelle est que si j'étais en mesure d'établir de nouvelles règles, même de manière éclairée, le résultat ne m'appartiendrait pas. ce n'est pas de la résignation. c'est une forme d'acceptation qui ne me prive pas de mon espérance).
Une alternative pourrait être de travailler sur la peur de manquer, la peur de l'autre, et le besoin du sentiment d'appartenance à un système où l'on projette ses propres émotions et aspirations sur le chef, ce qui libère du poids de se supporter soi-même, pour se mettre à l'abri de l'insupportable sentiment d'abandon.
Il me semble que le système expérimenté par E. Frenst donne une vision extérieure favorable mais ce n'est qu'une vision extérieure.
Je crois plus à la vertu, durable, de l'apprentissage par la gratification (encouragements, valorisation, félicitations, démonstration des bénéfices de l'altruisme en provoquant l'expérience heureuse).
Car je persiste à croire que cette méthode est du despotisme éclairé, aussi grande soit la cause qu'elle défende.
J'aurais osé titrer autrement pour renverser le débat: "donner une chance aux égoïstes", en argumentant mieux que ce que je viens de faire.
Isabelle. -
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Le 20/4/2010 à 23h57mnIsabelle a écrit :
Je continue ici dans l'espace potentiel (transitionnel?) et je remercie donc M.Ricard.
Hdolly vous serez mon Wilson sur mon île déserte. (Un wilson avec des dents).
Coconut sera ma noix de coco pour ma soif.
Papillon sera mon héritage culturel dans toute splendeur.
* * *
J'étais en train de penser, à propos de potentiel: quelles pourraient être les conditions favorables à l'épanouissement de potentiels?
Ne serait-ce pas arrêter de courir en avant à partir d'acquis en se dirigeant frénétiquement vers un but?
Ne serait-ce pas s'arrêter et retourner son regard vers soi?
"-Wilson: Ca fera des vacances à votre poney.
-Coconut: la société ne nous permet pas d'aller dans ce sens.
-Papillon: ( en levant le doigt) Le professeur Illianovsmithmorice schtanovteskirogreen a étudié le comportement des puces de castor: il semblerait que l'ecosystème généré par cette famille animal nous renseigne sur les modalités de l'exploitation la plus directe possible de son environnement afin de subvenir à ses besoins. L'écosystème démontré est ainsi un modèle transductible transgénérationnellement. Il apparaît cependant quelques spécificités: Les puces aurait une préférences pour les castors femelles, qui auraient selon toute vraisemblance une vie plus tranquille un espace propice à la réflexion où le risque de chute serait moins important. Bla. Bla. Bla. D'où la valorisation du féminin comme source de sécurité et d'épanouissement actuel et futur. CQFD."
Cultiver le potentiel est peut-être l'apprentissage d'un certain art de se taire.
-Wilson: ne vous arrêtez pas en si bon chemin.
-coconut: Nous ne sommes possiblement pas en situation de développer une quelconque neuroplasticité.
-Papillon: peace and love. c'est un ordre! et c'est pas moi qui le dit c'est le chef des peace and love.
Bon moi je vais faire un tour de poney.
Qui vient avec moi?
A plus tard,
Isabelle. -
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Le 20/4/2010 à 8h33mnisabelle a écrit :
Je cherche... je cherche.... hdolly, je cherche où se loge votre humanité. aidez moi please
isabelle -
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Le 20/4/2010 à 8h18mnisabelle a écrit :
Hdolly,
Je suis perplexe sur la nature de vos outils pour développer l'altruisme étant donnée votre syntaxe.
La syntaxe, c'est tout ce que vous m'offrez pour être comprise.
Isabelle -
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Le 20/4/2010 à 7h56mnIsabelle a écrit :
par contre vous êtes dur(e) en affaires -
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Le 20/4/2010 à 7h55mnIsabelle a écrit :
Le débat à avancé vous m'avez fait comprendre le rôle maternelle et féminin dans une société.
Isabelle -
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Le 20/4/2010 à 7h50mnIsabelle a écrit :
Merci hdolly de me rappeler mon goût pour la réflexion à voix haute.
oui je suis nulle en débat. Je m'entraîne ici parce que l'air est frais.
isabelle. -
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Le 20/4/2010 à 7h41mnIsabelle a écrit :
Pour arriver à cette reformulation, il s'agit d'admettre que l'humain est bien plus qu'un seul trait de caractère. Le panel d'émotions est immense, le choix de ne voir aucune humanité en progrès est une position personnelle, un choix. Celui de refléter sa propre vision sur son environnement qui est neutre à la base.
En souhaitant véhiculer un discours en apparence dépassionné, A.C.S fait le contraire: Sa passion déborde et colore sa vision selon ses propres sentiments. Ce qu'il observe, c'est lui-même.
Qui va lui dire? (Son environnement lui dit déjà puisqu'il le souligne).
L'ensemble de l'accès à la connaissance de soi et de l'autre semble donc à la base des choix futurs.
Ca commence par la famille, qui véhicule un modèle de société où le féminin et le masculin sont très marqués par l'histoire. Fondamentalement, la fabrique de base, le "moule" répond aux exigences du modèle historique. C'est auto-entrentenu mais pas forcément perpétuel.
Il y aurait ici un point d'accès pour l'altruisme: cela suppose de garder en tête que le modèle existe mais que ma dimension humaine est celle des choix. C'est en effet pas très altruiste voire inhumain de prêter systématiquemnt à l'autre des intentions mauvaises par décret ou "selon l'histoire". Cette position assumée ouvre une nouvelle perspective de vie, où le possible de l'humanité peut advenir, ou pas.
La suite pour l'individu en devenir se compose de terribles contorsions afin d'essayer d'adapter ce moule à sa propre humanité, ou de s'y adapter. Il en découle souvent une confirmation observable de ce qui serait inscrit dans le discours ambiant. Mais pas exclusivement. Faire un pas de côté en soi-même et voir que le système social est un outil de compréhension, un moyen et non une fin. Il est absolument nécessaire pour le partage des codes (langage, comportement, ...) mais je suis plus que cela. Le système décrié, on espère y voir plus d'altruisme, mais moi ca me ferait peur de voir un système dispensaire de bonheur. Heureusement que le système social n'est pas prescripteur de liberté et de bonheur.
Certains petits malins comprennent très vite cela et utilisent à loisir le champ laissé libre: les marchands de bonheur. Ils se cachent toujours là où on ne les attend pas. Je dis bien les marchands: ceux qui demandent quelque chose en échange de leur prodigalité.
J'attends vos commentaires. "Piques" et critiques bienvenues.
Isabelle.
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Le 20/4/2010 à 7h9mnHello Dolly a écrit :
Merci Isabelle, je vous laisse à vos explications de texte et à vos gros sabots.Je suis d'une nature très optimiste.
Il semblerait que vous ayez du mal à faire avancer votre débat...... C'est parfois difficile.
Dolly, alias Coconut, alias Papillon -
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Le 20/4/2010 à 6h57mnIsabelle a écrit :
Bonjour,
A propos d'une reformulation possible de l'assertion de A.C.S. "Je ne crois pas du tout aux progrès de l'humanité, mais je crois beaucoup aux progrès de la société. ».
Je propose "Je ne crois pas du tout aux progrès de mon humanité, je crois beaucoup aux progrès de ma société. ".
Cet aveu public le rendrait largement disponible aux multiples témoignages d'humanité qui existent et qu'il ignore.
Isabelle. -
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Le 19/4/2010 à 19h11mnIsabelle a écrit :
Bonsoir,
Hdolly, je vous sens toute chiffonnée de n'avoir pas pu contacter correctement M.Ricard.
Je suis à votre disposition avec mes gros sabots pour vous aider à obtenir un contact, c'est ma spécialité.
A bientôt
Isabelle.
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Le 19/4/2010 à 9h59mnIsabelle a écrit :
Bonjour,
Un des buts de ce forum est de livrer un instantané d'internautes sensibles à l'altruisme.
Fromage!
Isabelle -
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Le 19/4/2010 à 8h14mnHello Dolly a écrit :
Bonjour Panda
A propos du Yaka Fokon, et au fond, de la question de l'engagement personnel. Il existe bien aûr plusieurs formes d'engagement. Il y a des personnes comme Matthieu Ricard et beaucoup d'autres qui vouent leur vie à la générosité et à la spiritualité, il y en a d'autres qui s'engagent en politique, il y en a qui militent dans des associations, il y a aussi des femmes qui ont bouleversé leur vie pour être sincères et authentqiues dans leur engagement, en respect avec des qualités humaines réelles, dépourvues d'hypocrisie ou d'une quelconque fausseté, dans les respect de chacun, sans dénigrement de qui que ce soit. -
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Le 19/4/2010 à 7h53mnHello Dolly a écrit :
Bonjour Isabelle,
Voulez-vous des poches de glace après une si longue promenade ?
je ne crois pas que 2 minutes de conversation au milieu de bruits et de journalistes, soit un critère de proximité, même avec l'auteur d'un forum, ou qui que ce soit d'ailleurs.La question serait de savoir pourquoi j'ai souhaité lui parler. Mais la réponse est peut-être ici sur ce Forum.Mais parfois je préfère la présence de mon poney.... -
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Le 19/4/2010 à 13h24mnIsabelle a écrit :
Coucou Panda,
Je m'ennuyais tellement toute seule sur ce forum que je me suis défoulée à grands coups de "moi je" et de piques.
Je me suis permise bien des facéties pendant votre absence.
a propos du monde des bisounours: il existe aussi une dictature des bisounours. ca s'appele le politiquement correct qui peut fermer les yeux devant l'insupportable.
Je vous fais la bise de l'amitié (c'est sa fête)
Isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 20h45mnun panda a écrit :
Bonsoir Isabelle :)
Vous avez écrit : "Serait-on dans le monde affreux des bisounours, variante du monde du yaka fokon? "
Je ne vois pas en quoi le monde des bisounours est affreux :p Et en ce qui concerne le "yaka fokon", le problème est quand on ne fait que "parler" et qu'on n'agit pas concrètement dans la vie de tous les jours.
Pour ma part je parlais de "se construire" et "d'essayer de développer des qualités humaines" dans un sens très concret : méditation, travail dans des associations caritatives, utilisation de son temps pour aider les autres etc.
Le fait d'utiliser son temps pour les autres a un effet "boule de neige" vis à vis de nos proches. Le fait d'agir concrètement et de "montrer" que c'est possible d'avoir une vie remplie (boulot, transport, vie de famille, etc..) tout en gardant du temps pour œuvrer pour les autres, j'ai pu constater que ça pouvait servir de "moteur" pour que d'autres aient la volonté (ou simplement l'idée ?) de se lancer :)
Pour en revenir au texte, je disais donc qu'au lieu "d'attendre que ça se passe" (votre fameux "yaka focon"), on pouvait déjà se prendre en main et se bouger pour améliorer les choses (sans tomber dans le côté culpabilisateur ou "moi je" ou père fouettard)
^^
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Le 18/4/2010 à 18h2mnIsabelle a écrit :
Coconut bonsoir,
"coconut a écrit :
Les études récentes en neurosciences sont effectivement très intéressantes et apportent un éclairage nouveau sur l'interaction entre le développpemnt de l'individu et celui de la société."
les neurones miroirs.
Ce qui est intéressant dans ces neurones miroirs et qui n'est pas développé dans le discours scientifique, c'est la dimension psychologique et humaine de l'apprentissage. Qu'est ce qui me pousse à imiter tel comportement et pas tel autre?
Isabelle -
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Le 18/4/2010 à 16h9mnIsabelle a écrit :
Je rappèle le deuxième commentaire du débat, qui a sa place ici : à propos du rôle de la femme dans l'altruisme.
Papillon a écrit :
La courroie de transmission génétique et épigénétique de l'altruisme est la femme ; selon Eva Jablonka "Evolution in Four dimensions" , il faut plus que des gènes pour parler d'évolution , il faut en plus considérer les dimensions épignétique, symbolique et comportementale, aisni que de la synergie entre ces 4 dimensions. J'ajouterais que toute transmission se fait également de façon trangénérationnelle.
Toutefois, la femme ne peut effectuer cette transmission que si la société lui permet de le faire notamment en lui donnant les moyens d'être à la fois une femme et une bonne mère.De cette transmission, à la fois donnée et reçue dépend la création d'un espace potentiel, qui permmettra à l'enfant de devenir autonome et de pouvoir créer au sein de cet espace l'ensemble de ses capabilités nécessaires à son développemtn propre aisni qu'à celui de la société.
bien dit. sociologues tous à vos stylos.
isabelle.
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Le 18/4/2010 à 15h56mnIsabelle a écrit :
Hdolly,
l'amour non sexuel c'est pour les croyants pratiquants
l'amour sexuel c'est pour les croyants non pratiquants
c'est complètement débile ma réponse
qui dit mieux?
isabelle.
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Le 19/4/2010 à 13h25mnIsabelle a écrit :
Hdolly,
on va dire que l'humanité d'un point de vue neutre se loge partout: dans le meilleur et le pire.
selon votre point de vue et le mien, on est d'accord.
moi je vois le verre à moitié plein. et je travaille pour, activement. Ce "travail" s'appuie bien sur quelque chose. moi j'appelle ce quelque chose l'humanité.
Quant à l'existence des armes et de la violence, je me dis que c'est une lamentable histoire d'hormones, vu le peu de femmes guerrières dans l'histoire.
Je comprends votre suspicion quant à une évolution vers plus d'humanité surtout ces temps-ci. Les femmes ne s'expriment pas assez, ca provoque des concentrations de testostérones et des dégainages de gourdins incontrolés.
Isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 15h24mnIsabelle a écrit :
Bonjour Hdolly!
Pour le savoir il faudrait l'avis d'un observateur objectif.
Je regarde l'environnement à ma portée, je donne mon avis, forcément subjectif: Oui. Il y a progrès.
qui se fonde sur l'observation d'un seul fait de plus d'humanité dans l'histoire que je connais: l'émergence de religions qui portent un message originel de souci de l'autre. C'est un fait. il y aurait pu avoir une religion qui porte le message explicite de hair l'autre. (je fais abstraction volontairement de toute vue partisane).
Cela suffit à mon sens pour démonter l'édifice entier de l'assertion de l'indécrottabilté de l'individu.
j'ajoute que comme pour l'exemple cité ci-dessus de la science, la circonspection quant aux applications est de mise.
Maintenant si vous doutez de cela, alors vous rejoignez la vue d'A. Comte Sponville. Je ne sais pas pourquoi mais ca me pique la tête d'entendre ce qu'il dit, pas vous?
Un seul contre exemple même infime suffit à invalider son exposé tel qu'il est formulé.
Votre point de vue nous intérsse: reformaulez sa phrase: "Je ne crois pas du tout aux progrès de l'humanité, mais je crois beaucoup aux progrès de la société. »
Et ne me dites pas ce serait trop long à expliquer sur ce forum ni que vous allez garder vos bonnes réponses dans votre poche.
Tout le monde a besoin de connaître l'avis d'une proche de l'auteur de ce forum.
Isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 14h27mnHello Dolly ! a écrit :
Nous sommes aussi passés du gourdin à la Kalachnikov !Nous en revenons à la même question : avons-nous humainement évolué ? -
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Le 19/4/2010 à 13h26mnIsabelle a écrit :
Encore une petite histoire.
Je vais vous parler de feu mon grand-père, un saint homme parmi les saints.
Il m'a fait mon éducation religieuse et spirituelle je le suppose sans s'en rendre compte encore que...
Lors des repas où j'étais conviée, il n'y avait pas de "mot du début" . En revanche il avait un mot de la fin: il prenait un air inspiré et espiègle, essuyait son assiette avec un morceau de pain, contemplait l'assiette immaculée, et me disait: "le bon dieu a fait les étoiles? eh bien moi je fais les planètes!"
La case spiritualité formée et remplie par l'humour espiègle a déteint sur moi. Il se trouve que mon grand-père n'est pas mon grand-père de sang. J'ai pourtant bien hérité de beaucoup de ses traits de caractère.
Cela accrédite la thèse de la transmission par contamination isotopique (dis moi qui ou quoi tu fréquentes et as fréquenté et je te dirais qui tu es)
Isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 13h31mnIsabelle a écrit :
"Bruit blanc"
Est-ce que quelqu'un sait ce qu'est le "bruit blanc"?
C'est un terme que j'ai entendu pour la 1ere fois en 1991, utilisé par un scientifique avec qui j'ai eu l'opportunité de converser, Adrian Corfield. il faisait partie à cette époque de l'équipe de recherche sur ce qu'il appelait une nouvelle forme de communication autre que le minitel, équipe qui oeuvrait dans des locaux à la silicon valley.
Rencontré par hasard via le minitel sur un serveur d'échanges et de "dial" qu'il utilisait pour ses recherches, son travail consistait à écouter le bruit blanc sur une banale ligne téléphonique, depuis la france.
Extrêment simple dans ses explications, il m'a parlé de modems moins grands qu"une main. Moi je ne connaissais que le systeme transpac un truc grand comme 3 vaches alignées.
Il m'a aussi raconté que le budget recherche US lui offrait un standing de rêve: son rêve à lui c'était une belle moto, des amis et de quoi faire la fête. Il est parti faire travailler son cerveau contre la moto de ses rêves.
Je l'ai rencontré quelques temps après nos échanges téléphoniques. Visiblement nous n'étions pas de la même planète et pourtant il a réussi à me faire comprendre le projet Internet, avant qu'il ne voit vraiment le jour en 93.
Au delà de l'anecdote (je ne l'ai jamais revu), je me dis qu'il y a des gens qui paient des gens pour une intensification (sans précédent actuellemnt) de l'intercommunication.
Le projet global de connection universelle et multilatérale est un projet que je ressens comme profondément altruiste. Ce que l'on met dedans dépend de chacun.
D'un point de vue historique, il est intéressant de réfléchir sur ce qui s'est passé pour l'homme entre la découverte du feu (le silex env. - 3 M d'années) et aujourd'hui: le micropreocesseur composé entre autre de silicium (le fameux silex).
Raccourci qui me semble utile pour comprendre la démarche de l'homme qui utilise son environnement pour grandir, n'en déplaise à certains bougons rétrogrades qui jalonnent le chemin.
Cette anecdote me porte à dire que oui la science est un vecteur de choix pour l'altruisme.
Mais aussi son contraire dans ses applications possibles.
C'est là que j'ai le devoir d'ouvrir mon bec, non pour gober la becquée de bougons rétrogrades mais pour actualiser et faire exister ma propre dimension humaine, le seul et unique lieu de l'humanité, qui ne demande qu'à travailler pour les autres.
Isabelle. Pionnière à dos de poney.
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Le 18/4/2010 à 12h21mnHello Dolly! a écrit :
J'ai décidé de m'inscrire au club de poney.
je voudrais savoir : c'est quoi la dimension non sexuelle de l'amour ? A mon âge je ne sais toujours pas : c'est grave Docteur? -
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Le 18/4/2010 à 10h40mnIsabelle a écrit :
Les sites temps réel offrent un espace inédit où on a des amis POUR et CONTRE les ballades à poney. ( 500 millions d'utilisateurs à peu près).
Je vous fais la bise, c'est la fête de l'amitié aujourd'hui.
isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 10h33mnIsabelle a écrit :
Oui je sais je suis bavarde, c'est encore moi.
Je vous encourage vivement à vous abonner illico à un site temps réel (genre twitter ou facebook ou autre, liste non exhaustive). Il y a de la fraicheur, ca équivaut à un tour du monde à poney.
Isabelle
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Le 18/4/2010 à 10h19mnisabelle a écrit :
Pour ceux que ca intéresse, il y a un site qui ne va pas du tout dans le sens de l'assertion de A.C.S..
Chercher dans votre moteur de recherche Sara Hunt je crois que c'est : pigsandhorse . ou pigsandcows. c'est une Canadienne.
Regardez entre autres sa video "Yes, I do mind the gap". elle expose sa vision des choses sociales.
A.C.S. essaie le tour de force de faire croire que l'univers entiers est en france. J'ose espérer que son intelligence lê gardera de dire: " Mais ils ne peuvent pas faire comme tout le monde! c'est-à-dire comme les français, comme mes amis philosophes, comme ma famille, et finalement comme moi".
Isabelle.
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Le 19/4/2010 à 13h28mnIsabelle a écrit :
C'est même dégoutant de dire et de lire des trucs pareils.
Autant pour celui qui le dit (A.C.S, le sage évolué) que "celui" qui serait visé (la société serait composée de brutes épaisses et inhumaines).
Plus grave: ce discours véhicule l'idée que mon prochain serait une brute épaisse indécrottable ce qui justifie à nouveau l'utilité d'un encadrement musclé.
Ce philosophe aime-t-il vraiment la sagesse et la paix?
Isabelle -
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Le 18/4/2010 à 9h34mnIsabelle a écrit :
Propos bananiers?
Votre éclairage me fait même comprendre le texte ci-dessus différemment. merci encore Sophophile.
je lis maintenant que le débat souhaite défendre la dimension humaine au sein de la société.
"Je ne crois pas du tout aux progrès de l'humanité, mais je crois beaucoup aux progrès de la société. » A.C.S.
Constat bien catégorique qui ne tient pas compte de tous les éléments.
Cette assertion fait peur, quels que soient les constats, même justifiés: elle écrase et occulte tout potentiel et a de quoi décourager les plus volontaires.
Très bonne journée à vous,
Isabelle.
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Le 19/4/2010 à 13h29mnIsabelle a écrit :
Bonjour Sophophile,
Je suis d'accord avec votre question: je me pose aussi la question de la différenciation entre ces concepts, surtout dans la vie de tous les jours.
Il me semble que c'est bien détaillé dans un livre de A. Comte Sponville: le petit traité des grandes vertus. Il décline les différentes manières d'aimer l'autre, de manière "croissante". C'est une approche éclairante avec toutes les catégories.
Mais la théorie est à mon sens difficile à transcrire dans la réalité.
Il faut être dans le truc, avoir beaucoup de temps libre, et même avec cela, on n'est sûr de rien. Programme pas super accrocheur car pas super gratifiant. Au niveau de l'apprentissage, on dirait que en gros ca shunte souvent le système de récompense habituel, pourtant nécéssaire à la reconduction et à la persévérance.
Finalement, l'altruisme tel que la question est posée ici, ne serait-il pas un changement de mode de recherche de satisfaction?
merci pour cette bonne question, je n'avais pas vu cet aspect
Isabelle. -
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Le 18/4/2010 à 8h17mnSophophile a écrit :
"Il semble donc envisageable, au sein d'une culture qui accorderait davantage de valeur à l'altruisme, à la sollicitude, à la fraternité et à la compassion", *
Commet définir par différenciation ces divers concepts les uns par rapport aux autres , SVP ?
Et si en plus vous ajouter le concept "amour", dans son sens non sexuel ?
(Evidemment que le sens sexuel véritable est très respectable et "encourageable" !)
Merci beaucoup -
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Le 17/4/2010 à 18h56mnIsabelle a écrit :
Hdolly,
Mon poney a une grande selle vous montez?
Isabelle -
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Le 17/4/2010 à 15h25mnhello Dolly ! a écrit :
Plus sérieusement il y a des outils, peut-être trop long à expliquer sur un Forum.Peut-être aurais-je un jour l'occasion d'en parler plus longuement avec Matthieu Ricard, un peu plus longtemps que 2 minutes sur le siège arrière dûne voiture, ce qui malgré tout était fort sympathique.
Amicalement. Dolly -
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Le 17/4/2010 à 14h25mnHello Dolly a écrit :
je suggère de faire un peu plus souvent de poney, ça libère l'esprit et ça rend l'animal heureux. -
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Le 17/4/2010 à 14h18mnisabelle a écrit :
Bonjour hdolly,
vous prêchez une convaincue.
comment alors développer concrètement les occurrences empathiques en nous et autour de nous, c'est là la question du débat.
Avez-vous une suggestion?
isabelle -
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Le 17/4/2010 à 13h36mnHello Dolly! a écrit :
Les études publiées par le primatologue Frans de Waal démontrent que les singes sont empathiques , notamment les singes bonobos, ils ne semblent pas non plus affectés par une quelconque culpabilité judéo-chrétienne. D'autres études concernent les mammifères en général et témoignent de comportements similaires. Très sérieusement, ne pourrait-on pas considérer les mécanismes de l'empathie comme naturels chez l'homme, notamment liés à l'instinct de survie ? -
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Le 17/4/2010 à 13h22mnisabelle a écrit :
Qui a une idée pour que soit représentée à la commission européenne dans le cadre de l'année 2010 année de lutte contre les exclusions et la pauvreté, la cause en question?
Apparemment à aujourd'hui il n'y a pas de délégation nommée contrairement aux autres pays CE.
Ceci est un exemple concret d'application d'altruisme possible.
Moi je peux pas le faire j'ai poney.
Isabelle
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Le 17/4/2010 à 12h41mnIsabelle a écrit :
"L'une des théories les plus convaincantes développées récemment par les spécialistes de l'évolution de l'espèce humaine porte précisément sur l'évolution des cultures, laquelle s'avère se dérouler beaucoup plus rapidement que celle des gènes."
Trois scénarios possibles peuvent découler de cette théorie:
-Mutation génétique imminente. demain matin, je me réveille avec 50 doigts de la main pour pianoter sur mon PC dont le pouce plus gros pour le portable, il me pousse une jambe au milieu pour la pédale de frein de la voiture, et un deuxième estomac pour la nourriture industrielle.
-Dégénerescence inéluctable par faute d'adaptation.
- Il me semble plus sérieusement que les caractéristiques génétiques soient transmises via les cellules mytochondriales de la mère et que les caractéristiques développées au niveau émotionnel ou sensibles s'inscrive dans la filiation. A confirmer.
Option 3 plus rassurante mais lente en effet par rapport aux avancées culturelles.
Isabelle. -
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Le 17/4/2010 à 12h26mncoconut a écrit :
Les études récentes en neurosciences sont effectivement très intéressantes et apportent un éclairage nouveau sur l'interaction entre le développpemnt de l'individu et celui de la société. C'est effectivement cette interaction réciproque qui a permis à l'homme de s'adapter et à la société de se développer.
La question est la suivante : sommes-nous dans une crise d'adaptation ? Si oui, est-ce que ces difficultés ne révèlent pas un problème de blocage de notre neuroplasticité, notamment sous les effets du stress par exemple, ou plus particulièrement du repli de l'individu sur lui-même piégé voire enfermé dans son ego ? -
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Le 17/4/2010 à 12h4mnIsabelle a écrit :
Autre point important à propos du normativisme comme voie possible d'accès à la diffusion d'une valeur:
Le poids de la dimension "culpabilité" issue de la tradition judéo-chrétienne, aspirant approximativement la dimension "altruisme" dans la structure sociale ambiante.
Pour réduire cette approximation, l'altruisme pourrait faire écho à quoi?
Bref, si l'altruisme est un phare, sur quoi peut-il se réfléchir?
Et, pour éviter la dispersion: A part la culpabilité, où se logent les conditions favoravbles à l'épanouissement d'une société plus altruiste?
Isabelle.
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Le 17/4/2010 à 11h36mnisabelle a écrit :
L'orange en question m'a sussuré de la presser sauvagement. Méfiez-vous il y a des oranges bizarres.
Permettez moi de recentrer la question du débat Papillon:
Quelles pourraient être selon vous les leviers de l'altruisme dans la société actuelle?
-Ouvrez si vous le souhaitez un autre débat sur un autre post sur les questions de remise en cause du système j'y participerai avec plaisir. (j'amènerai mes oranges diaboliques)-
J'aimerai si vous êtes d'accord que l'on développe l'idée suivante ébauchée dans mes précédents posts:
Quels sont les ressorts du normativisme? symbolisation personnelle? loi? morale? science?
ceci toujours dans l'optique de nourrir le débat présent et rien que le débat. J'apprécie les exemples (très) terre à terre et suis peu friande de citations, sauf si elles sont utilisées et non vénérée. comme moyen et non comme fin.
Isabelle.
(j'ai des poches de glace à disposition!)
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Le 17/4/2010 à 9h46mnpapillon a écrit :
Vous avez raison Isabelle, mais pressez votre orange avec amour !
" Pour voir, un jour, face à face, l'Esprit de la vérité qui pénètre l'univers tout entier, il faut arriver à aimer comme soi-même ce qu'il y a de plus insignifiant dans la création et pour ce, il ne faut se soustraire à aucune des dimensions de la vie ".
Gandhi.Religion et vérité -
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Le 17/4/2010 à 9h9mnisabelle a écrit :
Au sujet des éléments qui composent l'environnement et de la connaissance utile dont on pourrait bénéficier:
A l'instar d'Henri Bergson, dans La pensée et le mouvant, qui s'est appuyé sur l'essor du cinéma pour mieux cerner le fonctionnement des perceptions humaines et même de la pensée, déb XXè,
existe-t-il une pensée métaphilosophique vulgarisée qui rende compte de manière pragmatique, du sens de l'essor du microprocesseur déb. XXIè?
Ne serait-ce pas un point d'entrée possible pour offrir des conditions favorables à l'épanouissement d'une société indirectement plus altruiste car, plus responsable et actrice de son devenir?
Bon je vais me faire une orange pressée et me poser une poche de glace sur la tête.
Isabelle.
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Le 17/4/2010 à 8h58mnpapillon a écrit :
Est-ce qu'un régime est vraiment démocratique, s'il agit dans son intérêt exclusif au détriment des autres sociétés?
Il ne peut y avoir de société altruiste sans monde altruiste.
De quelle démocratie parlons ?
"les morts en masse sont le signe ou l'indice du caractère exterminant propre au régime totalitaire. il témoignent du fait que la mort n'y est pas un accident". Paul RICOEUR
Est-ce que la démocratie politique et institutionnelle reflète une démocratie réelle ?
pensez-vous que l'ordre économique capitaliste global favorise l'établissement de régimes démocratiques et le respect dues règles démocratiques à l'intérieur d'une société? Que dire de l'intérêt des sociétés monopolistiques dont les intérêts financiers sont transnationaux ?
Beaucoup aujourd'hui se posent la question des savoir si le capitatlisme est moral? ne ne pouvons pas échapper à cette question , comme nous ne pouvons pas échapper au capitalisme.Toutefois, la réponse pour créer une société plus altruiste ne se trouve pas dans la morale : c'est bien à tort d'ailleurs que nous voyons la compassion et la morale comme allant exclusivement de paire. La compassion doit être située dans l'action et non pas uniquement dans la morale. Le monde dégouline de bonnes intentions mais où sont nos actes ?Les actes des dirigeants, des institutions planétaires ?
Si nous voulons instaurer une société plus altruiste, nous devons remettre l'humain au centre du politique, au coeur de chacune de nos actions. Enfin, dans la notion de capital humain, les entreprises doivent considérer que ce qui est capital c'est l'humain : pas de valeur ajoutée sans le travail de l'homme, pas d'activité économique sans relations humaines.
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Le 19/4/2010 à 13h29mnIsabelle a écrit :
Bonjour,
A propos des éléments en place: que penser de la forme structurelle des technologies multimédiatiques actuelles? l'utilisateur final a-t-il un fonctionnement binaire?
Bonne journée,
Isabelle. -
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Le 19/4/2010 à 13h29mnIsabelle a écrit :
La question porte sur une société définie,
"Ce dont il s'agit, c'est donc d'offrir, au sein d'un régime démocratique, d'institutions libérales et d'une éducation laïque, des conditions favorables à l'épanouissement d'une société plus altruiste."
et non sur un projet d'une autre société.
Il s'agit ici de formuler la meilleure médiation possible de l'altruisme compte tenu des éléments en place.
bonsoir,
Isabelle. -
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Le 16/4/2010 à 21h18mnpapillon a écrit :
Bonsoir Isabelle,
Cornélius Castoriadis a dit : "lorsque les hommes veulent devenir libres, ils créent les institutions qui les rendront libres". Toutefois, pour créer les institutions, il faut au préalable , les avoir imaginées. Donc, de notre esprit, de notre possibilité à innover dépend l'amélioration de la société.Mais il faut aussi être capapble de prendre la distance suffisante pour critiquer ce qui doit être changé. La faculté de juger est par nature une faculté à la fois politique et esthétique, c'est-à-dire qu'elle met en oeuvre notre faculté de pouvoir nous représenter un autre projet de société.Cette prise de conscience ne peut se faire que si l'individu dispose d'une autonomie de pensée. -
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Le 16/4/2010 à 20h53mnIsabelle a écrit :
Bonsoir,
je continue toute seule.
Une voie royale pour fédérer : l'ostracisme.
Isabelle. -
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Le 19/4/2010 à 13h30mnisabelle a écrit :
Bonsoir,
j'ai relu les commentaires et je vois deux avis sur la question mais pas de réponse à la question.
Pourtant panda et papillon sont lettrés. (références de culture politique, économique, scientifique et même psychanalytique).
Serait-on dans le monde affreux des bisounours, variante du monde du yaka fokon?
L'altruisme: comment le convoquer?
Au niveau personnel: En insistant lourdement s'il le faut. En réagissant différemment de ce qu'il est attendu. En y mettant beaucoup de créativité sans avoir peur du ridicule.
Une valeur aussi urgente n'attend pas de circonlocutions ni de mausolée.
A un niveau impersonnel: savoir qu'un acte altruiste ne rapporte rien de concret dans l'immédiat, ni après. il n'existe pas de cumul de mérites, ceux qui le prétendent, d'ailleurs quiconque prêche cette cause, se retrouvent en position de passeur pour, on va dire, le paradis.
c'est donc une cause non lucrative et encore moins prommesse d'un bonheur différé dans un monde magique. Il s'agit bien là du concret de tous les jours, et c'est ce qui tisse un ensemble, qui permet de dire, un jour, "tiens, cette société-là elle est altruiste".
Sur quoi cette valeur peut-elle s'appuyer? Pas sur une idéologie religieuse. Pas sur la nostalgie d'un monde "parfait" (espace transitionnel de la maman).
Sur l'expérience directe de cette valeur. Sa valeur est à déguster sur place.
De guerre lasse, une bonne porte d'entrée s'est ouverte à moi il y a quelques années: offrir à l'autre la possibilité d'exercer sa compassion, ses talents, le solliciter et le remercier. au début c'était carrément n'importe quoi: actrice de série Z. je bricolais avec le peu que j'avais.
je m'obligeais à considérer l'autre comme plus important que moi.
Aujourd'hui dans toute agression je ressens la douleur de celui qui s'exprime. Mon regard a changé. je me dis que l'égoïste a bien plus besoin d'attention que n'importe qui d'autre. Je me dis que son univers est cassé.
Un acte altruiste qui me touche: la publication de l'histoire palestinienne écrite par des auteurs israëliens (ou l'inverse je ne sais plus). l'effort de communication de se mettre à place de son "ennemi" et lui livrer sa propre compréhension de sa situation.
Isabelle. -
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Le 16/4/2010 à 12h3mnisabelle a écrit :
Re-bonjour,
Anecdote à propos de l'altruisme.
La semaine dernière, je rentrais du centre ville et allais chez moi, en voiture. Au milieu de la route un chien égaré et affolé, tout petit, slalomant entre les voitures. Un piéton arrêté sur le trottoir regardant, impuissant. Autres voitures évitant de justesse le toutou.
Habituellement, je serais passée comme tous les autres, en prenant soin d'éviter toutou. mais là je me suis arrêtée. J'ai arrêté un véhicule de police qui passait. Tout a été réglé en quelques minutes. Toutou a retrouvé maîtresse, et il n'y a pas eu d'accident sur la voie publique.
En une fraction de seconde, j'ai pu m'organiser pour participer à un règlement inédit de ce genre de situation.
c'est un exemple de changement de réflexe.
L'origine de ce changement pour moi est l'émulation. Non je n'ai pas décidé toute seule de ce changement d'attitude. Je me suis approprié les outils à disposition dans ma société: attirer l'attention d'un policier, signaler le danger pour les usagers de la voie publique.
La légitimité de cette décision s'est appuyée sur .... Sandra Bullock, prise sur le fait par un paparazzi en train de récupérer un chien perdu sur une grande voie, publiée dans un magazine people. Si elle le fait, pourquoi pas moi (appropriation)?
En marketing, cela s'appelle le "teasing".
Oui l'altruisme, c'est (aussi) fun.
Isabelle. -
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Le 19/4/2010 à 13h30mnIsabelle a écrit :
Bonjour,
"... établir un système tel que les égoïstes aient intérêt à se comporter comme s’ils étaient altruistes.
La leçon est donc que ce sont les altruistes éclairés qui doivent établir les règles de fonctionnement du groupe, de la société et des institutions politiques et économiques." M.R.
Ce sont deux philosophies de vie diamétralement opposées. l'idée de limiter les nuisances est pas mal pour les deux parties, mais elle présuppose un examen très éclairé de la situation pour se permettre de poser les règles d'un l'altruisme dicté par un des camps.
Séparatisme?
Ce débat suscite inévitalement l'idée de clans. les bons contre les méchants et rallie a priori les faibles les isolés ou... les pas intéressés d'une part, les veules et les égoïstes d'autre part.
Le substitut de satisfaction proposé par le modèle économique actuel (l'argent) pourrait être remplacé par quoi? Comment, quand on est sur un "filon" lucratif, adopter une attitude altruiste, contraire à l'idéologie qui porte ce système?
Les limites de ce système semblent être portées à leur apogée. Chaque tentative pour limiter la casse visible telles que mesures de l'état ou lois sur l'environnement sont autant de gadgets supplémentaires inscrits dans une logique de consommation, qui continuent de perpétuer le même modèle. On achète l'étiquette bio, les signes extérieurs de souci de l'autre sont voués à l'apparence, on s'indigne en choeur des catastrophes, mais je ne vois pas de prise de conscience responsable et utile. On pallie avec des outils idéologiques qui ne sont PAS issus d'une logique altruiste.
C'est comme si on enfilait un costume le matin.
L'urgence serait peut-être de ne rien faire de plus, arrêter d'empiler les solutions et contre solutions, arrêter de remplir un rôle de supposé civilisé pour se mettre à le devenir.
Et de regarder l'essentiel, le plus beau, qui a été eclipsé par un tour de passe passe: celui de faire croire que le bonheur se loge dans des objets fabriqué et estampillés ,et que le "sujet" original et authentique est sans valeur voire pas fréquentable, alors qu'il est le dépositaire ultime des valeurs véhiculées par sa société.
Je ne suis pas fondamentalement pessimiste sur l'ensemble, ca ressemble plutôt à une frénésie passagère, une accumulation d'abus, comme pour tester et afficher le degré de subversivité d'un système qui aurait pourtant toute sa place (société de droit, règles de civisme, constitution...).
Ce n'est que lorsque l'on se retournera sur le passé que l'on constatera les erreurs monumentales, les éclopés, les ravages. Alors la réflexion suivra.
Et là il y aura quelqu'un, à nouveau, qui portera les voix des repentis, des pas intéressés, des pour, des contres. Avec un "nouveau" modèle qui sera à nouveau controversé.
jusqu'à la prochaine fois... ou pas.
"La" question serait: Comment accueillir l'autre dans sa différence radicale?
Quels moyens avons nous à notre disposition pour aller à la rencontre d'un autre, qui nous confronte à notre propre questionnement intime de notre légitimité pour poser des actes altruistes?
Je trouve ce topic passionnant. On n'est que trois????
Bonne journée, Isabelle. -
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Le 15/4/2010 à 21h25mnisabelle a écrit :
Bonsoir,
..."On peut le comparer à un plan d'architecture susceptible d'être mis à exécution tel qu'il a été conçu, mais qui peut aussi être modifié considérablement au cours de la construction."...
le potentiel de l'altruisme est orientable : c'est bien un choix personnel au départ, éclairé par la compréhension qu'en prenant soin de l'autre c'est de soi-même que l'on s'occupe. (soi-même vu comme genre humain, genre vivant, ou genre animé comme disent les japonais)
Pour faire pencher la balance, une petite porte d'entrée vers une société altruiste serait peut-être de donner à l'autre la possibilité de l'exercer. Au final, cela fait, quelqu'en soit la forme: "il existe ici et là de l'altruisme".
Véhiculer des situations d'altruisme au niveau quantitatif dans une premier temps, attendre patiemment, et voir si ça "pousse" (l'effet d'émulation).
Tant qu'aux conditions je dois dire qu'on a tout sous la main pour l'exercer. Ce qui est triste c'est que nous ne le voyons pas toujours par habitude culturelle.
Alors deuxième petite porte d'entrée: la culture, l'art (pas forcément engagé), mais l'art qui réveille et qui nous renseigne sur nos conditions matérielles.
Autre idée que je laisse les forumeurs développer si inspiration: la notion de territoire et de propriété, acquisition, appartenance, totemisation, et tout ce qui va avec; avidité, peur de manquer, soucis de confort, survivance. En effet, depuis 2000 ans la biologie est la même. les conforts acquis n'ont pas éradiqué certains archaïsmes comportementaux tels des traces ou des vieilles mémoires de lutte pour la survie. Il s'agit là carrément de changer de réflexe, c'est pas infaisable.
la modernité technologique est peut-être une bonne opportunité de prendre enfin le temps de se poser les bonnes questions telles que l'altruisme, que pour ma part je pratique hyper modestement mais ca suffit à contaminer l'ensemble de ma personnalité, et, je le suppose et l'espère, les communautés dans lesquelles j'évolue.
Je ne suis pas d'accord du tout sur la notion de transformation. Il n'y a pas à mon sens de transformation ni de mutation. C'est quelque chose chose de "toujours déjà là", obscurci par les nécessités, les obligations, les choix irréfléchis, la fatigue peut-être.
A chacun de cultiver l'art de susciter de l'harmonie, plus que de prôner l'harmonie, à chacun de s'engager pour aller trouver les sources d'altruisme plutôt que de déplorer l'égoïsme, à chacun d'user de sa liberté fondamentale de refuser toute situation de compromission envers les valeurs non-altruistes.
Il y a un exercice tout simple à faire avant une décision: çà profite à qui? à moi? à l'ensemble? ou à moi et à l'ensemble (ca c'est plus dur)?
Une autre piste: plus d'altruisme dans une société, ce serait une société de confiance dans l'altruisme de l'autre.
Il faut bien que quelqu'un commence...
Isabelle.
Je suis intéressée par vos avis sur les origines de l'altruisme, issu de l'amour, lui-même conditionné, selon le bouddhisme, par l'inter relation. Expliqué comme cela, l'amour apparaît donc comme une autre forme de conditionnement "naturel". Cette vision équanime m'offre une perception toute différente, quasi désassujetissante, à un monde qui pourrait être celui de la tyrannie des bisounours. -
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Le 15/4/2010 à 19h36mnPapillon a écrit :
La courroie de transmission génétique et épigénétique de l'altruisme est la femme ; selon Eva Jablonka "Evolution in Four dimensions" , il faut plus que des gènes pour parler d'évolution , il faut en plus considérer les dimensions épignétique, symbolique et comportementale, aisni que de la synergie entre ces 4 dimensions. J'ajouterais que toute transmission se fait également de façon trangénérationnelle.
Toutefois, la femme ne peut effectuer cette transmission que si la société lui permet de le faire notamment en lui donnant les moyens d'être à la fois une femme et une bonne mère.De cette transmission, à la fois donnée et reçue dépend la création d'un espace potentiel, qui permmettra à l'enfant de devenir autonome et de pouvoir créer au sein de cet espace l'ensemble de ses capabilités nécessaires à son développemtn propre aisni qu'à celui de la société. -
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Le 6/4/2010 à 18h0mnun panda a écrit :
Pour ma part, il me semble que le meilleur point d'entrée pour accomplir ce but n'est ni politique, ni culturel, ni économique : il est personnel.
Au lieu "d'attendre" que les choses changent (ce que l'on attend souvent de "l'État Providence"), c'est à nous d'essayer de nous construire, de changer et d'essayer de développer des qualités humaines.
Les gens qui changent et qui œuvrent pour les autres, deviennent des sortes "d'exemples" et aident les autres à trouver le courage de faire de même.
C'est donc une sorte "d'émulation" qu'il faut trouver, en se changeant soit même, pour qu'il y ait un effet "boule de neige" qui emporte tout le monde sur son passage :)
Sondage :
Pour qu'une société devienne plus altruiste il faudrait que :
· Les cultures évoluent
· Le plus grand nombre d'individus possibles se transforment personnellement
· Il existe une très forte pression liée à l'environnement extérieur
63 votes
Anciens billets :
7/4/2011 - Exemples d’altruisme véritable1/9/2010 - L'altruisme véritable existe-t-il ?
21/5/2010 - L'égoïsme institutionnalisé
5/4/2010 - Transformation de la personne et transformation de la société

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Pour ma part, il me semble que le meilleur point d'entrée pour accomplir ce but n'est ni politique, ni culturel, ni économique : il est personnel.
Au lieu "d'attendre" que les choses changent (ce que l'on attend souvent de "l'État Providence"), c'est à nous d'essayer de nous construire, de changer et d'essayer de développer des qualités humaines.
Les gens qui changent et qui œuvrent pour les autres, deviennent des sortes "d'exemples" et aident les autres à trouver le courage de faire de même.
C'est donc une sorte "d'émulation" qu'il faut trouver, en se changeant soit même, pour qu'il y ait un effet "boule de neige" qui emporte tout le monde sur son passage :)
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Qui a une idée pour que soit représentée à la commission européenne dans le cadre de l'année 2010 année de lutte contre les exclusions et la pauvreté, la cause en question?
Apparemment à aujourd'hui il n'y a pas de délégation nommée contrairement aux autres pays CE.
Ceci est un exemple concret d'application d'altruisme possible.
Moi je peux pas le faire j'ai poney.
Isabelle
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Bonjour Isabelle
Suite et Fin, à méditer sur votre île déserte :
Le monde n'est ni bon, ni mauvais : il est ce que nous en faisons.Le pire côtoie le meilleur, mais il nous appartient de devenir meilleurs. L'altruisme ne se conçoit que de façon gratuite et désintéressée. C'est avant tout une question de coeur, mais c'est aussi une question de courage, de travail et de détermination.Assister à des conférences nous donne parfois bonne conscience, mais il faudra davantage de notre part : si nous voulons changer le monde, qui en a besoin, nous devons agir en relations, agir seul c'est possible, mais jusqu'à un certain point.
Je vous recommande sur votre île déserte la lecture de "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu RICARD. Je lui présente mes excuses, car je n'utilise pas TWITTER, ainsi que pour ma liberté de ton et de propos. Une conversation même brève, c'est déjà beaucoup, surtout pour un homme qui a un emploi du temps si chargé. Au fond, chacun doit agir à son niveau et selon ses possiblités.Il existe des hommes et des femmes qui sont des figures emblématiques, mais il y a aussi l'action et le dévouement de beaucoup d'anonymes, dans des actes quotidiens, nécessitant parfois peu de moyens.Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !
THE END
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Je ne connaissais rien au bouddhisme, je prenais cela pour une secte composée de reclus vivant dans les montagnes.. Puis petit à petit et notamment grâce à la découverte de quelques livres (principalement du dai lama et de Matthieu Ricard) un univers entier s'est offert à moi. Et je suis à présent face à une vision qui peut répondre à toutes les questions existentielles que je me posais et qui restaient sans réponse.
Pour répondre à la question sur l altruisme, je pense que la principale porte d'entrée c est la désacralisation de l'ego. Peut être commencer déjà avec les enfants dans leur éducation à la maison et à l'école. Il serait intéressant d'imaginer toute une pédagogie innovante qui ne mette pas l'ego au centre des préoccupation. Mener l'expérience sur quelques classes et constater ou non un changement dans leur comportement.
Le bouddhisme existe depuis des milliers d années. J'imagine que beaucoup d écoles ont été fondées dans le but de suivre les pas des sages. Quelles sont les conclusions des programmes pédagogiques testés ?
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La mére qui punit son enfant avec amour ne le fait pas pour lui causer du tord mais pour l'empecher de se faire du tord à lui-même. Tout dépend bien sur de notre motivation et de notre perspicacité.
Dans le cas des experiences d'Ernst Fehr, il faut bien comprendre qu'en l'absence de toute régulation du système,le taux de coopération passe en quelques jours de 80% à 10%. C'est à dire que les égoïstes invétérés dans le groupe détournent l'ensemble du systéme, comme cela s'est produit lors de la récente crise financiére. Les régulations amenées par la "punition altruiste" (un terme sans doute peu évocateur!) ramenent le taux de coopération à prés de 100%, parce que les égoïstes impénitents trouvent leur compte à se comporter de maniére altruiste, même s'il ne le sont pas. Il faut voir en détails les recherches de Ersnt Fehr pour comprendre qu'il ne s'agit nullement là d'une intervention de type garde-chiourme, mais de simple bon sens. C'est finalement un manque d'altruisme que de donner totalement libre court à l'avididé sauvage qui régne dans l'économie contemporaine.