Exemples d’altruisme véritable
Le 7/4/2011
Nous serions très heureux de recevoir des témoignages, anecdotes et récits concernant des actions dont tout indique qu’elles relèvent d’un altruisme authentique.
Il peut s’agir d’exemples dont vous avez été témoin ou dont vous avez entendu parler, de faits contemporains ou appartenant à un passé lointain ; d’actes héroïques ou de manifestations de fraternité et de dévouement dans la vie quotidienne, de comportements bienveillants et désintéressés, inspirés par le souci d’autrui et le sens de la solidarité.
L’altruisme peut être défini comme « un état mental désirant le bien-être d’autrui ». Il peut être considéré comme authentique si l’accomplissement du bien d’autrui constitue la motivation première et le but ultime d’un comportement particulier. L’altruisme peut qualifier un état mental momentané, ou correspondre à une disposition durable, à une manière d’être.
Pour être véritablement altruiste un acte ne doit pas être motivé par le désir d’en retirer des avantages personnels, à court ou à long terme, ni par l’envie d’être loué ou de recevoir des marques de gratitude, ou par la crainte d’être critiqué si l’on s’abstient de venir au secours de l’autre. De même, une action ne sera pas altruiste si l’on agit dans le seul but de soulager la détresse personnelle que l’on ressent devant la souffrance de l’autre.
Vous pouvez donc partager avec nous des anecdotes inspirantes, des documents en fichier attaché ou des références de publications.
Matthieu Ricard
Participez au débat sur l'altruisme :
Les 10 réponses les plus récentes : (Afficher les 287 réponses)
Toutes les réponses :
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Le 11/11/2011 à 11h37mnPhilippe a écrit :
Bonjour,
Désolé d'intervenir sur ce forum qui semble orienté sur des actes ou situations passées.
Emballé par le thème que je découvre, il me semblait important de parler d'un projet en cours de réalisation au Laos. Nous mettons au point un "système" social, éducatif et agricole orienté sur les techniques modernes de cultures naturelles, d'épuration des eaux sales, de secours social, d'éducation aux méthodes naturelles pour l'amélioration de la vie sociale. Le tout s'appuyant sur des bénéfices de voyages organisés dans ce seul but ... un projet local pour un effet global puisque nous venons d'obtenir le feu vert du chef de district local pour le développement du projet à une plus large zone ... pouvant déboucher sur une nouvelle organisation sociale ayant des principes plus justes et plus solidaires tout en sauvegardant la nature et en améliorant les conditions de vie de tout un chacun...
Je ne m'étendrai pas sur le sujet. Nous n'avons d'aide de personne, seuls ceux qui participent aux voyages permettent cela. C'est un projet de fond où tout le monde est concerné.
Je voulais seulement "crier" mon avis face à un débat que je vois trop souvent philosophique et virtuel plutôt que pratique sur le terrain même si le "philosophique" sous-tend le "pratique", il m'est pénible de voir trop souvent le "débat" prendre l'énergie nécessaire à "l'action" ... j'aimerais donc voir l'harmonie de ces deux pôles régir la dynamique d'un tel débat ... merci de m'avoir lu ... -
Le 8/11/2011 à 16h5mnUn homme ordinaire a écrit :
Bunker Roy :
Une université pour des hommes et des femmes ordinaires.
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/bunker_roy.html
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Le 8/11/2011 à 10h22mnLe combat de Joseph Wresinski a écrit :
Joseph Wresinski, dit « Joseph l’insoumis »............et son combat pour la scolarisation des enfants les plus pauvres :
Pour lui, il était capital d’apprendre à s’exprimer, d’accéder au savoir. "Quand on possède les mots pour dire ce qu’on vit, on a prise sur le réel. »
« Quand on n’a pas les mots pour se défendre, on cogne, on attaque, on fout le feu… Toutes sortes de rages débordent. C’est pour ça que je ne te lâcherai pas avec l’école. Il n’y a que ça. Il faut que tu aies les mots. »
« II faut se tenir très droit dans le malheur, comme un i, et regarder ceux qui offensent comme si c’étaient des enfants ».
Merci -
Le 26/10/2011 à 19h19mnPatrick a écrit :
Voila un comportement bienveillant de la chienne Madisson
pour une de ses congénère handicapée..
Magnifique et trés touchant.
info du journal le Matin Lausanne Suisse.
Quand une maladie a forcé les vétérinaires à amputer la chienne «Lily» de ses deux yeux, la suite de sa vie ne se présentait pas vraiment sous un angle favorable. Mais une autre chienne, « Maddison », s’est transformée en guide d’aveugle et la paire est devenue inséparable.
La chienne n’était qu’un petit chiot de 3 mois lorsque ses cils ont commencé à pousser à l’intérieur de ses yeux, les abîmant de manière irréparable. Après son opération, elle a développé une complicité avec « Maddison », 7 ans, qui l’a prise sous son aile, comme le raconte le Mail Online.
Les deux chiennes sont actuellement à la recherche d’un nouveau propriétaire, le leur n’ayant plus les moyens de s’en occuper. Elles se trouvent depuis le mois de juillet dans un refuge, dans l’attente d’un nouveau foyer. La responsable de l’endroit explique que «si elles sont dehors, « Lily » marche près de « Maddison » en la touchant presque, pour comprendre où elle va. C’est adorable à voir, « Maddison » est toujours en train de la surveiller.»
«Avec son handicap, les autres sens de « Lily » se sont développés. Même si nous ne les séparons presque jamais, elle se rend compte si son guide est proche ou pas», explique encore Louise Campbell, qui s’occupe des chiens au refuge. Elle raconte aussi comment elles dorment ensemble et aboient pour communiquer. «Nous n’avons pas analysé leur aboiement. Mais si « Lily » veut avancer et que « Maddison » est sur son chemin, son cri va prendre une certaine tonalité.»
Pour le reste, « Lily » se comporte comme n’importe quel autre chien et de loin, il serait difficile de réaliser qu’elle est aveugle. Même si elles sont au refuge depuis déjà quelques mois, la responsable les trouve plutôt joyeuses. L’âge avancé et surtout l’espace que les deux chiennes, qui ne peuvent pas être séparées, rend leur adoption compliquée.
Amitiés et bienveillance dans le Dharma.
Patrick -
Le 24/10/2011 à 12h2mnHumilité au service de la pauvreté a écrit :
Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué le 7 octobre, aux côtés de deux autres femmes, Mme Johnson-Sirleaf s'est bien gardée d'évoquer une seule fois cet honneur durant ses meetings de campagne, au service des plus démunis.
La petite-fille d'un puissant chef coutumier connaît la vacuité de cet argument sur ses terres natales.
Cette diplômée de l'université américaine de Harvard, âgée de 72 ans, préside un pays où la moitié des électeurs sont illettrés, un tiers de la population ne peut pas se nourrir et vit dans une pauvreté abjecte. Rien ne les intéresse moins qu'un prix Nobel dont ils ne savent même pas ce que c'est !!!!.
250 000 personnes tuées par les conflits (sur une population totale de quelque 3 millions d'habitants), des dizaines de milliers de handicapés, des hordes d'enfants soldats à resociabiliser, des infrastructures ravagées, une économie à genoux...
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Le 23/10/2011 à 23h24mnmeg a écrit :
Ma fille ,une étudiente, une soir après avoir entendu une discoure d'une s.d.f ,sur le sujet d'une perte ou vol de ses couvertures, est partis chercher du quoi lui couvrir, une douvet je crois ,le s.d.f. dormait par terre, est n'a pas vue le geste. -
Le 15/10/2011 à 18h35mnl'amour a écrit :
Bonjour,j'ai vue une vidéo ou vous essayer de changer la société et essayer que l'altruisme gagne.Amopie propose de faire une société sans argent basée sur l'altruisme http://amopie.free.fr/index.php voilà si vous pouvez nous aider à que ça se devellope,je sais c'est long à lire mais si on va travailler pour l'amour des autres et non pour soi si on change ça peut etre que ça peut etre un début parce que la société pousse à l'égoisme aussi.Je vous met une vidéo pareil d'amopie http://www.youtube.com/watch?v=AUrm6ncjknI si ça serait vraiment bien si vous pouvez aider ce mouvement;merci beaucoup -
Le 9/10/2011 à 17h23mnHa Chaliah a écrit :
Bonjour à toutes et à tous,
Je me présente à vous, je suis Olivier, et mon nom d'artiste est Ha Chaliah...
Je souhaitais donc modestement participer à ce thème sur l'altruisme, parce que ce nom d'artiste choisi il y a à peine un mois écoulé, est le début d'une action que j'entreprends, avec une priorité absolue qui est celle de l'anonymat pour moi, ceci en rapport avec une valeur essentielle qui est celle de l'Humilité...
J'ai la chance d'avoir un emploi stable, étant fonctionnaire (je suis assistant social pour le personnel d'un ministère), mais ce qui m'anime le plus, est la compréhension de tout ce qui nous anime, à partir d'un travail sur la Conscience...
Pratiquant la méditation depuis février 2009, de façon quotidienne, et surtout tout seul, sans aucune appartenance à un groupe, ou auprès de je ne sais quel gourou ou être avancé !...
Voici donc mon projet qui a pris corps, avec tout mon coeur, il y a un mois exactement, en ce jour, lendemain de mon anniversaire (8 octobre).
J'ai décidé de me lancer comme auto-entrepreneur, en plus de mon activité, non pas pour gagner encore plus d'argent (je sais depuis fort longtemps que ce mode de vie converge au point de renforcement des sphères de...l'ego), mais pour réduire mon activité professionnelle (je suis très engagé dans ma profession, surtout lorsqu'il s'agit de relation d'aide, envers un autre..être..mon égal..en ce sens).
J'ai donc créé 3 galeries sur internet où je propose mes "oeuvres artistiques" en les commercialisant dans un but humanitaire...
Ayant voyagé en Inde, ayant parcouru les ashrams, ayant été sur la tombe de notre regretté Sri Aurobindo, puis au Népal, en Thaïlande, en Malaisie, en Indonésie, mon choix de reverser 40 % sur chaque oeuvre qui sera achetée par quelqu'un auprès de 2 associations en lien avec ce voyage effectué il y a presque vingt années (mais effectué hier pour moi, tant j'ai été ému de telles richesses de sourires accrochés à des visages d'enfants vivant souvent dans le dépouillement total, ou d'hommes, de femmes qui connaissent et savent précieusement, comme instinctivement, les secrets cachés de "l'Ici et Maintenant"...
J'ai été en contact avec l'association de Pierre Ceyrac, dans le sud est de l'Inde (Chennai, anciennement Madras), et je reverserai donc 20% de la valeur marchande de ces oeuvres proposées...
Bien évidemment, j'ai été imprégné, très tôt (ayant vécu enfant au Laos, pendant deux années), de toute cette approche bouddhique, et de ses fondements très altruistes, bien évidemment...
J'ai donc décidé de reverser 20% de la valeur marchande de chaque oeuvre vendue auprès de l'association, enfin...celle que vous avez impulsée, Matthieu Ricard, s'agissant de l'association Karuna Shechen, que j'ai contactée par mail, récemment....
Ma première passion est aussi la photo, mais je n'ai pour l'instant qu'un petit appareil photo numérique, et je souhaiterais vous demander deux petits services, Matthieu, dans les fondements de l'altruisme, car je suis bien décidé, et très déterminé, avec une conviction inébranlable, sans limites, puisque tout ce que je mets en place, je l'ai tout simplement "longuement conscientisé (réellement mettre en conscience)au cours de mes méditations"...:
La première demande est de connaitre le modèle de votre appareil photo, et les références, merci d'avance !
La deuxième est plus actuelle, parce que je souhaiterais vous demander de réfléchir sur le bien-fondé de mon action, à partir de mes actes, et savoir quelles seraient les possibilités de pouvoir "réunir" nos projets, parce que, dans le plus profond de ma conscience, et en actes, il ne s'est pas écoulé un jour, depuis le 9 septembre 2011, sans que j'aie au moins créé quelque chose, pour alimenter ce projet, et le nourrir de toutes mes pensées et mes valeurs...
Je me permets de vous joindre deux liens, juste pour vous préciser aussi que la non-Vérité ne fait pas partie de ma structure !...Tout cela pour vous dire que je suis très sensé et réfléchi dans ma démarche, ayant puisé tout cela à partir du "sens et essence de mon existence", en lien bien sûr avec notre place et rôle aux confins de l'Univers..là où tout a commencé....
J'espère que vous y trouverez de belles inspirations, puisque c'est aussi le but, celui d'éveiller les êtres à leurs propres créations, celle qui vient du Coeur...
Voici donc les liens vers les 3 galeries qui contiennent des oeuvres toutes uniques, et différentes...
http://www.artquid.com/hachaliah
http://www.alittlemarket.com/boutique/ha_chaliah-98439.html
http://www.creationsenlumiere.artiste-com.com/
Voici aussi mon mail :
ha.chaliah@free.fr
Avec mes plus belles pensées, et
En espérant vous relire
Olivier
Ha Chaliah (nom de l'artiste "qui kiffe la Vie, les Etres, la Nature, et la photo"..lol)
Ce 9 octobre 2011 -
Le 5/10/2011 à 23h15mnMichel a écrit :
Altruisme ? Pour la majorité d'entre nous sera-t-il toujours si limité au point de continuer à accepter l'idée de voir tuer des animaux pour les consommer (en rituels ou en repas)?
Si les images désagréables ne vous dérangent pas vous pouvez lire cette dernière lettre de Sa Sainteté le XII° Gyalwang Drukpa. Ce Grand Maître qui fut si proche de Trulshik Rinpoche y parle ici de sacrifices d’animaux. Cela a profondément impressionné l’ étudiant si commun que je suis : Où se loge notre altruisme si nous acceptons de manger de la chaire animale ? Aurait-il donc des frontières conventionnelles au milieu d'un monde fait d'étranges concessions ?
http://www.drukpa.org/index.php/News-in-2011/by-causing-suffering-we-suffer
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Le 29/9/2011 à 15h53mnYohan a écrit :
Une étude étonnante a montré que le fait d'offrir des fleurs (comparé à d'autres stimuli) entrainait plusieurs effets positifs à court et à long terme sur les gens tels que de provoquer un sourire sincère, d'améliorer l'humeur générale, d'améliorer les relations sociales et même la mémoire des hommes et des femmes plus âgés! Il est également reconnu dans le domaine de la psychologie positive que les gestes altruistes sont encore plus bénéfiques pour ceux qui en sont les initiateurs que ceux qui les reçoivent. Bref, offrir des fleurs pourrait donc s'avérer un geste simple plein de bonté ayant une portée très bénéfique pour tous! Qu'on se le dise...
Source: http://www.epjournal.net/filestore/ep03104132.pdf
PS: je ne suis pas fleuriste ;) -
Le 25/9/2011 à 15h44mnNiahm a écrit :
Je me sens témoin au quotidien d'actes bienveillants, vraiment désintéressés qui font du bien à l'autre, lui permettant le cas échéant de se sentir mieux.
Ce n'est qu'en partie la définition donnée ici pour "l'altruisme authentique", mais pour moi, ça l'est ... et j'avoue le goûter comme tel.
** Un étudiant pressé qui dépasse (sans la bousculer) d'un pas rapide une personne âgée descendant un escalier avec difficulté. Il fait quelques pas de plus, s'arrête et revient en arrière pour lui tendre la main et l'aider avec une patience totale. Arrivé en bas, il lui sourit, lui souhaite une bonne journée et file au pas de course.
** Trafic intense, pas pressée j'attends patiemment pour m'insérer dans une file. Un automobiliste, me fait signe de passer avec un vrai regard et un vrai sourire.
** Un échange silencieux fait d'un regard, d'un sourire, de sympathie avec un(e) inconnu(e) croisé(e) au hasard, surtout si on sent ce(tte) inconu(e) pas au top de sa forme. Je l'ai déjà reçu, déjà vu, déjà donné.
** Une personne témoin d'un acte altruiste, en reçoit aussi les bienfaits ... et c'est d'autant plus désintéressé, qu'elle n'est pas visée.
Etc, Etc, Etc.
Simple civilité ou altruisme authentique?
Faut-il que "tout indique" qu'un acte est altruiste pour qu'il le soit? Faut-il qu'il soit héroïque?
Comme Yohan et sa choupette de 2 ans (ci-dessous), j'avais envie de témoigner de cet altruisme quotidien, qui se montre dans les "petites choses" et qu'on voit très fréquemment quand on regarde bien. -
Le 24/9/2011 à 20h34mnMichel a écrit :
Un exemple d'altruisme original...Regardez : Une famille sur un bateau de 6 àu 7 mètres sauve une balaine prise dans un filet.
Courage - détermination - patience - et magnifique résultat, la balaine les remerciant ensuite.
http://www.koreus.com/video/sauvetage-baleine-filet.html -
Le 17/9/2011 à 22h9mnValéda a écrit :
Bonjour à tous.
Je viens tout juste de découvrir de façon fortuite cet homme qui m'a permis subséquemment de trouver ce forum en faisant une recherche sur l'altruisme.
Il s'agit du pasteur Jean-Frédéric Oberlin.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Oberlin -
Le 13/9/2011 à 20h13mnYohan a écrit :
Ma fille de 2 ans me surprend tous les jours par ces actes de bonté et de bienveillance envers autrui. Lorsque l'on se promène dans la rue elle va souvent spontanément vers les inconnus que l'on croise pour les serrer dans ses bras avec son grand sourire qu'ils soient des hommes, des femmes, des enfants ou même des animaux. Elle est aussi toujours prête à donner ses jouets et faire des bisous à ses amis. Elle rayonne vraiment la joie autour d'elle, c'est à peine croyable. Devant ces élans altruistes, les gens sont toujours émerveillés et touchés, on nous a même dit un jour qu'elle devait sûrement être la réincarnation d'un grand sage! En tous cas pour moi elle est ma source d'inspiration la plus profonde, un peu comme un Bouddha vivant à la maison, pourvu que ça dure! -
Le 11/9/2011 à 17h32mnshivagiri a écrit :
je pense a une personne dont vous avez peu être entendu parlé: il j'agit de Swami Pranavanada Bramendra advadhuta un francais, il vie en Inde depuis 40 ans a Chennai , et depuis des années donnent de l'emploi a 60000 personnes, il n'a rien a lui, redistribut a ses employes; une personne altruiste ... je suis en contacte avec lui depuis deux ans , j'espere que ce temoignage peut vous interessé .... -
Le 30/8/2011 à 4h36mnCarotte a écrit :
Gary Yourofksy est assez altruiste il me semble:
http://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs&feature=player_embedded -
Le 27/8/2011 à 22h47mnMadeleine a écrit :
Voici la suite de l'extrait de "Parler d'amour au bord du gouffre", où Boris Cyrulnik rapporte : "Plus une société obtient un haut niveau d'organisation, plus les individus se désolidarisent".
fichier associé -
Le 27/8/2011 à 10h43mnMickie a écrit :
Tout d'abord je tiens à vous remercier pour ce que vous êtes et ce que vous apportez à l'être humain
Oui nous sommes tous ici dans ce monde visible pour s'entraider être à l'écoute de l'autre, j'aime la vie même avec ses aléas, nous avons un chemin à faire, souriez à la vie, la vie vous sourira.
Continuez à nous enchanter Matthieu et portez vous bien
Sentiments les meilleurs
Mickie Le Quéré de la MONNERAYE Bretagne -
Le 27/8/2011 à 0h56mnRenaud a écrit :
A la conférence de Matthieu Ricard sur l'altruisme cet été à Mâcon, il y avait une longue file d'attente. Il se disait que tout le monde ne pourrait entrer. Devant l'entrée le portier demanda au groupe qui était devant moi combien ils étaient. Alors une dame du groupe a dit que j'étais avant eux et je suis entré avec la double satisfaction de lui avoir donné l'occasion de faire preuve d'altruisme et de pouvoir assister à la conférence !
Finalement, tout le monde a pu entrer ! -
Le 25/8/2011 à 21h54mncabin joëlle a écrit :
*Un ex pers.: Les cendres de mon compagnon reposent au Bost depuis 2008,j'y retournais pour la 1° fois et me renseignais auprès de qq du KTT de CL-Ferd sur les trajets et hôtels existants. N'étant pourtant pas bouddhistes malgré notre proximité par le taijijuan et un chemin particulier, C. m'a rappelé dans les 5mn après concertation avec sa femme, pour me proposer de me loger, me nourrir et me conduire (60 km). Ils sont devenus des amis.* Au quotidien, je rencontre dans ma pratique de psycho.clin.des adultes et aussi des enfants, certains sont normalement "éduqués"à une attention bienveillante, d'autres non et qqs uns le sont spontanément. Ce sont des enfants particuliers avec déjà une grande sagesse et un réel intérêt, souci et compréhension pour autrui, alors que la vie a parfois été rude avec eux mais pas tjrs. Ils "ont" ce qq chose sans qu'on leur ai appris. -
Le 23/8/2011 à 3h19mnmariejo71 a écrit :
bonjour...ou bonsoir?
Je suis une enseignante au Québec (mes élèves ont entre 12 et 16 ans) et je vois beaucoup d'exemples d'altruisme en classe. Se sont de petits gestes mais à cet âge le simple fait de donner un crayon à un autre élève n'est-ce pas un bon début?
Je vois aussi beaucoup de souffrance et je trouve difficile de toujours garder le cap vers l'altruisme. Par exemple certains élèves vont être si arrogants qu'il est parfois difficile de pratiquer des gestes altruistes envers eux. J'aimerais beaucoup, si cela est possible, trouver un texte qui serait inspirant pour les enseigants...surtout ceux qui travaillent avec des adolescents.
merci -
Le 22/8/2011 à 12h58mnMadeleine a écrit :
Bonjour,
Ci-joint, un extrait du livre "Parler d'amour au bord du gouffre" de Boris Cyrulnik, qui me paraît correspondre au sujet de votre prochain livre. Je profite de ce contact pour vous remercier pour votre blog que je consulte régulièrement. Tous vos billets sont si éclairants et encourageants dans "une société dominée par le narcissisme et le culte de la performance". A ce sujet, Marie-France Hirigoyen, psychiatre, à qui l'on doit le principe de "harcèlement moral" en France, a écrit un ouvrage, s'intitulant "les nouvelles solitudes" (2007) aux Editions La Découverte et Syros, traitant de "la mutation profonde des rapports hommes/femmes encore inaboutie".
Avec ma respectueuse considération.
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Le 19/8/2011 à 19h1mnjean marie a écrit :
participé le we dernier aux enseignements du dalai lama à Toulouse.
400 bénévoles ont contribué à une parfaite organisation de cette manifestation.
impressionnant.
repas servis en temps record pour 5000 personnes.
le tout a contribué à créer une ambiance de recueillement tranquille.
Matthieu Ricard, concentré, a pendant 3 jours, traduit les propos parfois compliqués du dalai lama.
le dalai lama lui même, parfaitement tranquille et concentré, donnait le ton à cette manifestation unique.
tout cela n'aurait pas eu cet impact sur les participants (combien d'auditeurs de la conférence finale transmise par internet?) si l'altruisme véritable n'en avait pas été le moteur... -
Le 18/8/2011 à 16h35mnNathalie J. a écrit :
Bonjour à tous,
Je tiens à commencer ce message en vous adressant mes plus sincères remerciements Matthieu. MERCI pour toutes vos actions auprès des plus démunis ! MERCI de nous guider sur le chemin de la sagesse ! MERCI de nous donner l’opportunité de nous exprimer à travers ce forum ! Vous êtes une personne dont j’admire véritablement l’intelligence de cœur et d’esprit. Un être rare, comme il n’en existe que trop peu sur cette terre, hélas ! MERCI à vous…
Vous recherchez des exemples d’altruisme véritable ? Des actes héroïques ou des manifestations de fraternité et de dévouement dans la vie quotidienne, de comportements bienveillants et désintéressés, inspirés par le souci d’autrui et le sens de la solidarité ? Voici l’histoire de Damien, logisticien humanitaire pour Médecins Sans Frontières.
Somalie – Afrique, 28 janvier 2008 :
Un convoi de l’ONG « Médecins sans frontières » rentre de l’hôpital de Kismayo. Dans une des voitures se trouve Damien, mon petit frère de cœur. Damien a 28 ans, j’en ai 35 et nous nous connaissons depuis notre enfance. Nos chemins se sont en effet croisés il y a bien longtemps sur une terre d’Afrique alors que nous n’étions encore que des enfants. Nous avons passé trois années ensemble au Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique. Trois années, qu’est-ce donc à l’échelle d’une vie ? Si peu et pourtant…. Il a suffi de ces trois années pour que nous tombions littéralement sous le charme de ce continent et de ses peuples ! Qu’avons-nous tant aimé là-bas ? A l’évidence, la différence ! L’Afrique c’était une couleur de peau différente de la notre, des croyances et coutumes différentes des nôtres, un mode de vie différent du nôtre… La vie elle-même avait une saveur différente en ce sens où, en dépit de leur dénuement total, de leur extrême pauvreté, ces Africains affichaient une véritable joie de vivre ! Cette joie de vivre nous la trouvions dans les chants et les danses de ces peuples si fiers, si dignes. Elle s’affichait au grand jour sur les tenues vestimentaires des femmes, tenues aux couleurs vives et éclatantes. Mais l’Afrique c’était aussi et surtout la pauvreté, les conditions de vie et d’hygiène déplorables, la malnutrition, la mortalité infantile et tant d’autres drames ! Bien qu’étant très jeune à l’époque, je pense sincèrement que ces trois années passées aux côtés de ces peuples ont guidé Damien dans son choix professionnel qui a été de servir la cause humanitaire.
Dans ce 4x4 qui rentre de l’hôpital de Kismayo se trouve Damien mais également trois autres humanitaires de MSF. Quels propos échangent-ils quelques instants avant que la bombe n’explose au passage de leur véhicule et que les balles ne les atteignent ? Parlent-ils de ces vies qu’ils sauvent au quotidien au péril de la leur ? Dans quel état d’esprit sont-ils ? Je les imagine HEUREUX ! HEUREUX d’avoir pu apporter de l’aide, du réconfort et de l’amour à ces personnes hospitalisées. HEUREUX de lutter au quotidien contre la misère et la détresse de ce peuple si meurtri dans sa chair. HEUREUX, tout simplement… Sur les 4 occupants du véhicule, un seul survivra. La vie de Damien s’achèvera brutalement et tragiquement le 28 janvier 2008 brisant par la même occasion celle de ses parents, de son frère, de sa sœur et de sa compagne. Il n’avait que 28 ans et ne vivait que pour donner aux autres. La souffrance humaine sous toutes ses formes lui crevait littéralement le cœur ! Plutôt que de n’être qu’un simple spectateur de ces drames humains qui se jouaient sur nos écrans plasma, Damien a préféré agir et donner. Donner de son temps, de son écoute et surtout de son amour, un amour inconditionnel pour son prochain. Avait-il pleinement conscience des risques considérables liés au métier d’humanitaire ? OUI ! Aurait-il pu exercer un métier moins risqué ? NON ! Damien est né avec l’âme et le cœur d’un humanitaire et aucune autre activité professionnelle n’aurait pu lui apporter autant de bonheur que celle qu’il a exercée. Combien de fois ai-je vu son regard s’illuminer lorsqu’il nous contait la vie qu’il partageait auprès de ses protégés ? Damien couchait sur le papier les récits de son quotidien. Il était un merveilleux conteur dont le quotidien était principalement fait d’amour, de compassion, de partage et de don de soi. J’aimais tant lire ses écrits ! Ils me transportaient sur ces terres lointaines aux côtés de ces hommes, femmes et enfants auxquels Damien redonnaient espoir jour après jour. L’on voyait, à travers le choix de ses mots, combien ces êtres laissés en pâture à la misère et au désespoir comptaient pour lui, combien il aimait partager leur vie pourtant si difficile, combien il les aimait, tout simplement… Les mots chantaient, dansaient sous sa plume et il me semblait parfois entendre résonner, au détour d’une phrase, les rires et les cris de joie des enfants qu’il côtoyait au quotidien. Ces mots étaient emprunts de bonheur, ce bonheur incommensurable que l’on ressent lorsque l’on donne sans ne rien attendre en retour. Le bonheur est multiple mais je pense sincèrement qu’aucun bonheur ne peut égaler celui qui nous envahit lorsque l’on fait preuve de compassion et d’altruisme véritable. Ce bonheur altruiste que l’on éprouve alors est un bonheur unique, un bonheur d’une rare intensité…
Je tiens aujourd’hui à vous faire partager le quotidien de Damien, quotidien fait de manifestations de fraternité, de dévouement, de comportements bienveillants et désintéressés, inspirés par le souci d’autrui et le sens de la solidarité. Je remercie au passage Chantal, la maman de Damien, qui m’a autorisée à partager avec vous ce message de Damien : Congo, le 15 juillet 2007 : « Il y a 18 mois, 16 000 personnes fuyaient les réelles atrocités d’une guerre inconnue chez nous et trouvaient refuge à Dubie. Ce n’était qu’une poignée parmi tous ceux qui ont fuit au Katanga, une poignée parmi ceux qui ont survécu à de réels massacres. Dix-huit mois, qu’est-ce que c’est ? C’est hier. Hier… et aujourd’hui. Les blessures ne sont pas refermées, les plaies sont encore béantes, mais on se bat déjà, pacifiquement cette fois, pour améliorer le quotidien de la communauté à laquelle on appartient. On prend des responsabilités, on se prend en charge et on travaille pour défendre le fragile équilibre trouvé après trop de souffrances. C’est ça aussi l’Afrique. C’est du courage, de la force, de la volonté de sortir la tête du sable et ce n’est pas seulement les horreurs que l’on voit sur nos tristes écrans de télévision. On a aussi des problèmes simples qui trouvent des solutions simples. On a aussi des difficultés quotidiennes qui se résolvent grâce à l’effort consenti de tout un chacun et en harmonie avec le bien-être de la communauté. Oublions un peu chez nous que l’Afrique n’est que sang, horreur et souffrance. Ne pensons plus qu’elle est mendicité. Elle m’apparaît désormais comme une sœur sur un lit d’hôpital. Elle essaye de se relever après une opération douloureuse. Elle souffre encore et l’effort se lit sur son visage. Sa volonté est admirable. Nous la voyons et devrions l’encourager mais nous la remettons au lit : ‘tu es trop faible, repose-toi encore’. Et nous abattons sur elle la lourde couverture qu’elle ne nous a pas demandée. Apprenons à mieux écouter la petite sœur et aidons-la à se relever. Ne soyons pas bons que pour nous-mêmes en faisant des gestes qui ne sont beaux qu’à nos yeux et ouvrons nous à ce dont elle a besoin. Cessons de la voir martyr alors qu’elle agit en héros en soignant elle-même ses plaies. Donnons lui ce qu’elle demande, votons pour ceux qui saurons l’aider, prenons les bonnes décisions et rendons-lui la dignité que nos dirigeants lui prennent au nom de notre croissance et de notre protection ».
Damien a indéniablement touché le cœur et l’âme de ses protégés. Sa première mission fût au Congo et il y a aujourd’hui dans ce pays un jeune enfant qui se prénomme … Damien. Sa mère a choisi de lui donner le prénom de celui qui un jour allait finir par sacrifier sa vie pour sauver celle des autres…
L’altruisme VERITABLE Matthieu ? Celui qui est fait de comportements bienveillants et désintéressés, inspirés par le souci d’autrui et le sens de la solidarité ? Selon moi c’est incontestablement l’altruisme humanitaire ! Celui de ces hommes et femmes qui décident un jour de quitter leur pays, leur famille, leurs amis pour aller vivre à des milliers de km dans l’inconfort et souvent dans l’insécurité la plus totale. J’éprouve tant d’admiration pour ces êtres humains exceptionnels qui font le choix de consacrer leur vie au bien-être des plus démunis qui plus est, sans ne rien attendre en retour. Il y a bien évidemment d’autres formes d’altruisme que je salue tout autant mais l’altruisme humanitaire me semble être la forme la plus authentique. Y-a-t-il en effet forme d’altruisme plus sincère que celle qui consiste à prendre le risque de sacrifier sa vie pour assurer la survie, le bien-être et le bonheur d’autrui ?
En accord avec la mère de Damien, je joins à ce message quelques photos de son fils entouré de ses petits protégés qu’il aimait tant ! Les sourires que ces enfants et que lui-même affichent sur ces images sont le témoignage d’un bonheur partagé le temps d’une mission humanitaire, d’un véritable bonheur altruiste.
Je terminerai ce message sur ces quelques mots de Damien qui à mon sens illustrent parfaitement le bonheur que chacun de nous peut récolter après avoir semé les graines de la compassion et de l’amour. Puisse l’humanité entière trouver un jour le chemin vers cet altruisme véritable qui changera la face du monde. « Nous sommes venus pour aider des gens en détresse et nous en repartirons finalement plus riches que nous n’aurions pu l’imaginer. Les mois ont passé et après avoir renouvelé une fois mon contrat, je devrais me résoudre à préparer mon retour. Je dis bien ‘me résoudre’ car après 13 mois et demi à vivre dans ce petit bout de brousse congolaise, c’est difficile de quitter tant de belles choses, tant de sourires, tant de moments forts et solidaires, autant dans la joie que dans la souffrance. Mais c’est ainsi et comme on a des raisons pour partir dans de tels endroits, j’ai du mettre en avant les raisons qui me feraient rentrer ».
Amicalement
Nathalie J.
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Le 14/8/2011 à 17h26mnGuillaume a écrit :
bonjour :)
Quand j'étais petit (7/8 ans) j'ai failli mourir d'étouffement et je suis passé par les états qu'ont connu d'autres personnes entre la vie et la mort ...
Mais ce qui m'est arrivé me semble troublant joyeux et intriguant et je n'ai jamais entendu ce type d'expérience, j'aimerais avoir votre "vision", voilà comment ça s'est passé:
voulant reproduire une publicité ou un homme avalait des cacahuetes en seul coup j'ai voulu faire de même, mais un jouet s'est coincé dans ma gorge et je ne pouvais plus respirer,j'ai d'abord eu un voile noir qui m'a fait tomber, ensuite j'étais dans le noir absolu avec une forme simpliste d'un etre humain, jaune, flottant dans ce "vide". puis j'ai aperçu la fameuse lumiere blanche, j'étais absolument calme j'entendais mon coeur s'arretait mais je me sentais tres bien, pas de peur, pas de joie pas de tristesse un bien être incroyable tres difficile à décrire avec des mots, me rapprochant de plus en plus de cette lumiere intense presque écarlate, soudainement je m'arrete et une voix aséxuée me demande si je veux continuer, étant donner mon jeune age oui je voulais continuer car je prenais ça comme une sorte de manège, comme un jeux incroyable
mieux que la grande roue ou tous les parcs d'attractions du monde !! :) à ce moment là j'ai donc continué à avancer, arrivant cette fois ci tres proche de la lumiére blanche je sentais que je pouvais presque la toucher, toujours dans un bien être absolu et total, la voix me redemande si je souhaite continuer encore, car cette fois ci je ne reviendrais pas, de là j'ai réalisé que je ne verrais plus mes parents et j'ai pleuré en suppliant de revoir mes parents mais rien à voir avec le fait de rester dans cette vie, à ce moment là j'ai eu un effet comme une bande magnétique qu'on remet au début, une espece de retour en arriere tres rapide et je me suis retrouvé, me demandant ce qui venait de se passer, à la maison avec mon pere ....
je dois préciser une chose c'est que lorsque mon pere essayait de me secouer dans tous les sens pour enlever l'objet de ma gorge rien y faisait il me tapait dans le dos notament mais toujours rien et au moment ou j'ai dit de vouloir revenir dans cette vie, le seul coup à ce moment là de mon pere a marché !!
c'est une expérience ou j'ai mis des années à en parler pensant qu'on ne me croirait pas, maintenant je me sens léger avec ça et cette voix que je ressens parfois autour de moi me dit de le dire aux autres humains et que la mort n'est qu'une étape et que le plus dur ce n'est pas cette étape mais lorsqu'on la quitte car la peur peut nous rendre visite mais tout ça est un tout, mais apres que du bonheur !!! :) et que la vie n'est qu'une étape un processus parmi ce tout, le fait de me laisser le choix de vivre m'a pas mal perturbé car je ne savais pas quoi en faire, de plus je pensais avoir rêvé mais non c'était bien réel, c'est vrai aussi depuis que je suis petit je ne comprenais pas pourquoi on se battait dans la cour de récréation j'avais de la peine pour celui qui était humilié à tort ou à raison car je ne voyais pas de solutions; d'amour en ça; alors on vous traite de fiotes ou autres mots agréables et j'ai souvent pensé que j'étais différent des autres être et peut etre même un peu fou, il m'a fallu du temps pour comprendre ... je tiens à préciser que je ne suis pas religieux ou eu une éducation religieuse à part peut être certains conditionnements inconscient judéo chrétien du fait que mon mon pays baigne dedans depuis 2000 ans, je m'interresse au bouddhisme depuis un an et j'essaie de pratiquer au mieux la méditation et parfois je me suis rapproché de cet état mais ça c'est une autre histoire !! :)
je vous souhaite pleins de bonnes choses
Guillaume -
Le 13/8/2011 à 1h11mnAlest a écrit :
Je salue tout d'abord bien amicalemement tout être se donnant la peine de lire ou saisir cette anecdote et je souhaite bien entendu qu'elle ait réellement sa place dans ce forum.
Aux environs du début de cette année deux-mille-onze, un soir, j'attendais l'heure du départ du train me rapprochant du village dans lequel je demeure et me rendit à un distributeur automatique de boissons de cette gare afin de m'acheter un café et le boire. En arrivant presque à la hauteur de cet appareil, je remarquai vaguement sans oser la voir ni la distinguer -par timidité ou prudence- une personne assise sur le sol sur ma droite. Pendant la manipulation de cet appareil cette personne se situait hors de mon champ de vision. Une fois cette boisson arrivée en ma possession, je fis demi-tour et cette fois osai regarder brièvement cette personne. Je vis alors que cet individu a la tête baissée et semble assoupi à cet endroit à l’abri du froid extérieur et me semble instantanément, sans réflexion ni raisonnement de ma part d'après ce que je crois avoir ressenti, comme seul et isolé du froid certes mais aussi de ses "semblables" et probablement dans une situation psychique sans vitalité ni but. Ce sentiment instantané me sembla diriger directement mon corps en sa direction et mon but premier devint l'action de proposer cette boisson chaude et sucrée à cette personne. Action qui fût accomplie avec comme seules paroles les miennes quand il me regarda enfin lui demandant: "vous voulez un café?" mais surtout l'échange d'un simple regard profond, fraternel et solidaire mais certainement pas ou plus solitaire des deux côtés. Je revins à l'appareil et repartis avec un autre café mais avant tout un sentiment simple d'une grande préciosité, tout comme ce regard entre êtres réellement vivants de cette merveilleuse planète. Merci. -
Le 11/8/2011 à 10h9mnNicolas a écrit :
Pensez-vous que l'altruisme véritable existe ?...
...mais que veut dire Altruisme et que veut dire Véritable ?
Le mot "altruisme" a pour racine le mot "autre" qui est défini "en philosophie par opposition au concept de Même. L'Autre est différent du Même avec lequel il entre en relation réelle. Le terme d'Autrui se substitue à Autre lorsqu'il s'agit d'un être humain, considéré dans sa spécificité inaliénable et incomparable" et donc dans son sens entier et duel. L'altruisme nous tourne vers autrui, autre que sois et renvoi quelque part à l'égo ou, à l'idée du don non gratuit qui engendre un contre don, ou encore à l'idée de nourrir un karma en actions positives mais dans son propre intérêt, ou encore... rien de bien spontané dans tout ça !
Vous allez me dire d'être plus léger dans mon analyse mais les mots ont façonnés notre élaboration de la pensée, ils nous permettent de nommer, de réifier, de figer, de rendre une certaine réalité duelle... et ils ont bien évidemment contribué à faire de notre société cartésienne ce qu'elle est devenu ....
Descartes justement et son fameux "je pense donc je suis"....ce "Je" bien encré au plus profond de cette nature d'occidentaux que nous sommes.... enfin d'occidental que "Je" suis. Je soupçonne notre cher occident de chercher à nous déconnecter d'une réalité bien plus faste, et qu'un esprit "Seul" qu'on pourrait nommé Narcisse et bien plus malléable qu'une âme qui a pris conscience de son appartenance au Tout...(sans pour autant que rien n'appartienne à qui que ce soit !).
Un vieil écho me revient aux oreilles : "Bande de païens"...
L'esprit aussi vaste et infini qu'il puisse être, est tellement malléable que la construction d'un "JE" (dans son sens permanent, unique, on en revient à la phrase de Renée "je pense donc je suis") est difficile à effacer de notre conscience surtout quand il est enraciné à sa base...avec toute la souffrance et l'aliénation qui en découle.
Pensez vous que la compassion existe ?
Faisons place maintenant au silence et observons le moment présent dans toute sa spontanéité. ... Je ne suis plus seul ... en fait, je ne me pose même plus la question, ... je me sens connecté et apaisé. Tout est à sa juste place ... enfin, tout est juste à sa place...un sourire vient de naître sur mon visage, je comprend que "Je" n'a rien demandé ; la peur et la souffrance n'ont plus lieu d'être.... quand soudain, au loin, retenti un cris. C'est le rugissement d'un "Je", un être sensible, c'est le hurlement d'un frère qui n'a pas demandé à souffrir... tout à coup, un sentiment de compassion m'envahit ... je ressens sa souffrance, je souffre avec ("compassion", nous vient du latin et signifie souffrir avec)...
mais pourquoi ???
Bien que je ne désire la souffrance de personne, ce sentiment compassionnel me réanime, car il m'aspire dans le Tout, dans l'esprit d'unité ou appelé le "Dieu" si bon vous semble...moi je préfère le nommer vacuité. Quoi qu'il en soit, de cette unité découle la bienveillance en tout lieu et en tout moment...
Bien à vous.
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Le 9/8/2011 à 14h9mnbéa a écrit :
CHOGYAM TRUNGPA,MAITRE DE MEDITATION,NOUS A ECRIT DE BEAUX OUVRAGES POUR NOTRE BIEN ETRE, cela pourrait etre une forme d'altruisme,Shambhala,notamment ou il écrit:"Constamment occupés à reproduire nos shémas de conduite et de pensées nous ne sentons jamais obligés de faire un bond dans l'air libre,vers d'autres horizons".Cela fait réfléchir et nous ouvre l'horizon,vers de nouvelles rencontres,ou d'une nouvelle vie.C'est un BIENFAIT fait de lire ses textes.
AMICALEMENT. -
Le 7/8/2011 à 13h36mnBONTE a écrit :
J'ajoute une autre action ,j'ai aidé ma soeur à se sentir mieux avec elle-meme,car elle se trouvait plutot laide,je l'ai emmenée chez le coiffeur pour se couper les cheveux courts mais avec une coupe stylisée,elle fut très heureuse quand elle vit sa nouvelle tete!!!
Ca a vraiment changé sa vie! -
Le 7/8/2011 à 13h0mnjean marie a écrit :
vu récemment à la tv un reportage sur une association canadienne composée de retraité(e)s qui recyclent des fauteuils roulants pour les envoyer à des handicapés africains.
leur bonheur de travailler ensemble dans ce but, de ne pas être seuls dans leur coin à se sentir inutiles donnait les larmes aux yeux.
j'ai du mal à croire à l'altruisme véritable et totalement désintéressé.
si certains bodisattvas y parviennent sûrement, le commun des mortels n'échappe pas aux écueils habituels: recherche d'une amélioration de sa propre image, rachat d'erreurs personnelles...
il n'empêche: il importe de ne pas être dupe et de collectionner un maximum d'actes altruistes au quotidien.Ne serait ce que pour rendre ce monde un peu plus habitable ensemble. Nous devenons tellement nombreux!
Le combat de Matthieu sur le sort réservé aux animaux est primordial.
Il est urgent et indispensable que nous reconsidérions notre rapport aux animaux.
Cherchant à s'élever afin de promouvoir des valeurs éthiques en soi respectables,les hommes ont cru devoir abaisser les animaux en les considérant comme de sous espèces.
En le faisant, les hommes n'ont fait que s'abaisser eux mêmes.
ils ont fait fausse route.
il est temps d'en tirer les leçons.
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Le 7/8/2011 à 11h26mnbonte a écrit :
J'AIME LA MAXIME DE MATTHIEU RICARD:"BE GOOD,DO GOOD",AUSSI LORS DE RENCONTRES JE SUIS A L'ECOUTE DE L'AUTRE ET IL M'EST DEJA ARRIVE DE METTRE TOTALEMENT EN CONFIANCE QU'ELQU'UN EN LUI DISANT QUE C'ETAIT UNE PERSONNE TRES BIEN,VU SES ACTIONS POSITIVES ET ELLE SE TROUVA RASSURER,MEME CHANGER,COMME QUOI LE REGARD D'AUTRUI EST TRES IMPORTANT COMME LES BONNES ACTIONS.AVOIR DU BON SENS L'AI EGALEMENT.
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Le 4/8/2011 à 16h18mnJonathan a écrit :
Bonjour à vous, je suis enchanté de découvrir cet espace de dialogue, accessible pour le commun des mortels.
Nous faisons tous des actes altruistes, chaque moment est altruiste, ce que nous donnons de notre vie ne revient pas au sens matériel ! Le croire est cause de nombreuses incompréhensions, colères, souffrances.
Par exemple, nombre d'entre nous deviennent parents. L'enfant qui naît ne nous appartient pas et en aucun cas il peut répondre parfaitement aux attentes que peuvent nourrir certains parents. La vie est un don perpétuel sur laquelle nous pouvons superposer des idées, des motivations, des désirs, des attentes, mais en aucun cas ceux-là sont garantis.
Ce cheminement, quel qu'il soit, est une découverte qui ne nous appartient pas de programmer.
L'altruisme, c'est laisser une chance à la vie, en terme de liberté et d'épanouissement. Nous ne pouvons pas contrôler le monde sans s'illusionner or nous pouvons faire preuve de compréhension, de sentiments.
Cette attention toute particulière est porteuse de joie, d'amour, de paix, et finalement naît une 'satisfaction' de l'âme qui se traduit par un non-besoin de tout posséder.
Pour répondre à la question initiale de Matthieu, voir des exemples d'altruisme véritable, c'est regarder au travers des idées qui forment comme un brouillard autour de la réalité.
Cordialement, je souhaite une longue et joyeuse existence à ce forum, Jonathan. -
Le 1/8/2011 à 22h51mnSourire a écrit :
Bonsoir Catherine,
Je souhaiterais, si vous le permettez, partager avec vous une réponse que j’ai adressée sur un autre Forum au sujet de la participation récente de Sa sainteté le Dalaï Lama à une émission de cuisine télévisée. Je répondais ainsi :
"En effet, le fait de "manger" et de s'intéresser à la vie quotidienne fait bien partie de la réalité : celle vécue par près de 6 milliards d'individus sur terre, dont chacun fait partie.A moins que le fait de manger ou de cuisiner ne soit pas considéré comme un acte suffisamment "bouddhiste" ?
Mais à ce moment-là, si la vie des gens, des habitants de cette planète, soit prés de 6 milliards d'individus dans l'expression la plus ordinaire, la plus simple, la plus conviviale, dans son expression relationnelle et interdépendante, ne fait pas partie du Bouddhisme, qu'est-ce que le bouddhisme ? ou le Dharma?
Il y a là me semble-t-il une forme de distorsion dans ce type de jugement, d'a priori dans la perception de ce qui constitue la réalité de la condition humaine, au fondement même de la réalité spirituelle, qui me parait très préjudiciable à toute forme d'intelligence élémentaire, dont fort heureusement pour nous, et pour le bien-être de l'humanité toute entière, le Dalaï lama apparait ici comme étant le garant, contre toute forme arbitraire et restrictive d'empiètement idéologique, disproportionnée et inappropriée.
Et c'est là que se situe la réelle vulgarité. Celle qui consiste à nier l'humanité, à la minorer dans toute son expression naturelle, à la "castrer" de ses bases sensitives et perceptives.
Car le fait de désirer plus de justice entre les hommes, ou plus de justice dans le traitement des animaux et donc de désirer que tout sujet vivant soit compris dans un rapport mutuel, signifie que la faculté de désirer est plus vaste que le souci vital : je n’ai pas seulement faim et soif, j’ai faim et soif d’autre chose. Expliquer le désir par le simple manque serait réducteur. La réalité est toute autre : l’être humain, n’est être, que par ce qui lui est « commun ». C’est par cette dimension commune, qui fonde toute relation, que l’être vivant peut se sentir vivant.
Le fait de partager un repas, ou de cuisiner ensemble, en est la démonstration évidente."
Par conséquent Catherine,
Il serait inexact de considérer que le désir de vivre et le bonheur de vivre sont animés par un désir égoïste. Le désir de vivre, comme tout désir, trouve son origine dans notre humanité qui est notre dimension commune.
C’est aussi dans cette dimension que nous puisons notre compassion : l’amour est atmosphérique, il nous entoure, il entoure notre corps comme l’espace ou le soleil. Ainsi, lorsque nous aimons, nous nous aimons nous-mêmes, nous baignons dans notre propre amour. Seul l’écran de l’ego nous empêche de voir le soleil.......
Je vous souhaite d'être heureuse !!!
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Le 30/7/2011 à 22h21mncerisette a écrit :
A première vue, le monde est fondé sur l'égoîsme: ma famille, mon compte en banque, ma voiture et ma maison...Les richesses ne sont pas partagées équitablement, nous laissons mourir les gens de faim, nous détruisons notre propre terre, nous ne nous occupons pas des malheurs de nos voisins....
Et pourtant, je vois de l'altruisme partout aussi: quand on me tient une porte, quand quelqu'un s'arrête pour m'aider à me relever après une glissade dans la rue, quand une jeune fille a alerté le vétérinaire parceque mon chat avait été heurté par une voiture, et même seulement quand je vois un sourire. Moi même je ne suis pas altruiste, et je me contente de répondre aux demandes, lorsque j'en ai les capacités: rédiger une lettre, écouter une amie, partager ce que je sais....quand on me le demande seulement. Je ne propose pas mais je suis juste attentive et je me limite à ce que je peux faire. Je n'accomplis rien de bien extraordinaire, ni d'effort. Qu'est ce que c'est que l'altruisme finalement? -
Le 27/7/2011 à 21h38mncatherine delsol a écrit :
J'étais présente lors de votre intervention, mardi dernier, au temple bouddhiste de Bordeaux. Quand il a été question pour le public présent d'intervenir sur d'éventuelles questions, je n'avais pas assez de recul pour me mettre dans l'état de questionnement sur ce thème de l'altruisme et de la compassion. Ce n'est que ce matin à mon réveil que je me suis interrogée sur certains mots tels que "passion, envie, désirs..." en me demandant si oui ou non, ces mots là appartiennent au vocabulaire de l'altruisme et de la compassion. Pour pouvoir faire don de soi sans être motivé par le désir d'en retirer quelque chose il faut avoir la capacité d'abord de s'aimer soi-même, c'est à dire avoir touché de prés, à travers une lente introspection ce qui nous anime, nous rend sensible, nous renverse .... et c'est à travers la passion et l'amour de la vie que l'on arrive à l'atteindre. Ayant combattu un cancer durant deux années très difficiles, c'est en frôlant la mort que j'ai pris conscience de la vie, de ma vie, comme une renaissance et mon altruisme et ma compassion ont trouvés leur source dans l'amour, la passion et l'envie du bonheur de la vie. Si vous pouviez me donner votre avis à ce sujet cela me permettrait d'avancer dans cette réflexion ... merci ...
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Le 19/7/2011 à 17h26mnSuzanne a écrit :
la compassion de tous les jours chez Google
http://www.ted.com/talks/chade_meng_tan_everyday_compassion_at_google.html
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Le 19/7/2011 à 16h8mnSibi a écrit :
Bonjour,
Il est difficile d'être "dans le sujet"... Mais qui ne tente rien n'a rien ... et ne donne rien!
Alors au cas où elle resterait encore un peu méconnue, je vous propose l'histoire d' Aristides de Souza Mendes, Consul du Portugal à Bordeaux pendant la seconde guerre mondiale, et qui a sauvé en 9 jours 30 000 personnes.
Il existe un petit livret pédagogique qui donne tous les détails bien mieux que je ne saurais le faire:
www.sousamendes.org/livretASM2009.pdf
S'agit-il d'altruisme véritable? Celà y ressemble beaucoup en tous cas!
Amicalement
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Le 18/7/2011 à 21h54mnSuzanne a écrit :
La guérison du 11 septembre
http://www.ted.com/talks/9_11_healing_the_mothers_who_found_forgiveness_friendship.html
La maman de Zacharias Moussaoui, française, s’est mise en relation avec une association des droits de l’homme pour rencontrer des parents des victimes américaines dans l’attentat du World Trade Center le 11 septembre. Elle rencontre des enfants dans les écoles, pour témoigner contre la violence, pour diffuser un message d’amour, de réconciliation et de paix.
Elle illustre par son courage, le dévouement et l’amour d’une mère, de la compassion pour tous les êtres.
Il s’agit d’une rencontre entre deux femmes, deux mères, l’une américaine qui a perdu son fils lors de l’attentat, et l’autre, qui a perdu son fils, condamné à vie dans une geôle américaine. Son témoignage ne peut laisser indifférent:
« Je suis la mère de Zacharias Moussaoui, et j’ai demandé à l’organisation des droits de l’homme de me mettre en contact avec les parents des victimes du 11 septembre (…) J’ai décidé de raconter mon histoire pour que ma douleur soit quelque chose de positif pour les autres femmes. Pour toutes les femmes, toutes les mères qui donnent la vie. Vous pouvez donner en retour, vous pouvez changer.
C’est à nous les femmes, parce que nous sommes des femmes, parce que nous aimons nos enfants. Nous devons être main dans la main et faire quelque chose ensemble. »
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Le 2/7/2011 à 3h20mndavid a écrit :
Je ne suis pas là pour me mettre en avant mais je pense que l'altruisme fait partie profonde d'un être humain. Je ne peux comprendre que l'on ne puisse agir quand on voit de la peine chez une personne quelle qu'elle soit. Personnellement ne pas agir serait pour moi inconcevable. J'apporte ce que je suis en mesure de donner à mon niveau et si tout le monde agissait de la sorte, que la vie serait plus douce pour nous tous. -
Le 28/6/2011 à 23h23mnSangye a écrit :
Un ami m'a aidé à sortir d'une situation très difficile, et un peu grâce à lui je peux désormais pratiquer la spiritualité, ce à quoi j'ai beaucoup aspiré durant cette difficile période, et vivre dans de meilleures conditions.
J'espère pouvoir continuer à développer ma pratique et à assister à de merveilleux enseignements, pour le bien de tous les êtres.
Mangalam
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Le 23/6/2011 à 17h50mnIf a écrit :
Notre bonheur étant directement lié à celui des autres, il est important de développer l'altruisme. Lorsque nous donnons, nous nous procurons un mieux-être à la personne qui reçoit, mais également à nous-même.
Je voulais vous raconter cette histoire que j'aime beaucoup :
Le roi d'un petit royaume se posait de nombreuses questions concernant le sens de sa vie. Ces questions le tracassaient et l'empêchaient de dormir.
Son grand chambellan s'inquiétait : "Sire, vous avez l'air fatigué. Qu'est-ce qui vous inquiète à ce point" ? "Tu vois, chambellan, je voudrais connaître le sens de la vie, ce qui est important à vivre tous les jours".
"C'est une question bien complexe, répondit le chambellan. Pourriez-vous, Sire, la diviser en trois questions plus simples et à ce moment-là, je ferai chercher tous les sages du royaume et ils vous donneront une réponse".
Le roi se mit à réfléchir et formula trois questions :
-quel est le meilleur moment pour chaque chose ?
-quelles sont les personnes les plus importantes dans notre mission ?
-quelle est la chose la plus importante à faire à tout moment ?
Comme il l'avait suggéré, le grand chambellan fit annoncer dans tout le royaume que ceux qui pourraient répondre aux questions du roi seraient récompensés.
Tous les Sages du royaume se dirigèrent vers le palais et chacun y alla de ses réponses. Mais aucune ne satisfit le roi dont les insomnies reprirent de plus belle.
Ne sachant comment soulager son souverain bien-aimé, le chambellan tenta de se souvenir de tout ce qu'on lui avait dit à propos des sages du royaume. Il prit conscience que l'un deux n'était pas venu. Il s'agissait d'un ermite très âgé et pieux qui vivait dans la montagne. Il n'était pas intéressé par les riches et les puissants, mais il recevait volontiers les pauvres et les paysans du royaume qui venaient le consulter. Alors le chambellan conseilla au roi d'aller consulter l'ermite, déguisé en pauvre paysan. Amusé à cette idée, le roi s'en alla voir le saint homme. Il laissa son escorte à l'orée de la forêt et continua seul son chemin jusqu'à l'ermitage, ordonnant à ses hommes de l'attendre.
Arrivé à l'hermitage, le roi vit l'ermite qui labourait son jardin en suant à grosses gouttes. Il était très vieux et ce travail lui était pénible. Voyant son visiteur, l'ermite interrompit son travail. Le roi le salua et lui posa immédiatement trois questions : quel est le meilleur moment pour chaque chose, quelles sont les personnes les plus importantes à considérer, quelle est la chose la plus importante à faire à tout moment, L'ermite l'écouta, lui sourit et se remit à bêcher.
Etonné, le roit dit alors au vieil homme :"Le travail que vous faites est pénible, laissez-moi vous remplacer pour un moment". L'ermite lui tendit la bêche et s'assit à l'ombre. Après avoir travaillé un certain temps, le roi s'arrêta, se tourna vers l'ermite et lui répéta ses trois questions. Celui-ci ne répondit pas, se leva et dit au roi : "Reposez-vous un moment, je vais reprendre le travail". Mais le roi refusa l'offre et continua à bêcher. Cela faisait bien deux bonnes heures qu'il labourait le sol et lui-même suait à grosses gouttes, n'étant pas habitué à ce type d'exercice. Finalement, il posa la bêche et dit à l'ermite :"je suis venu vous poser trois questions, mais si vous ne pouvez pas me répondre, dites-le moi que je puisse rentrer chez moi".
A ce moment-là, un homme qui semblait blessé, courait avec des yeux hagards dans la direction du roi. Juste avant d'arriver près de lui, il perdit connaissance et tomba. Ouvrant, sa tunique, le roi vit une grande plaie qui saignait. Il alla chercher de l'eau, la nettoya, arrêta le saignement et revêtit l'homme de sa propre chemise. Puis, aidé de l'ermite, il étendit l'étranger sur le lit dans le petit ermitage. La nuit était tombée. Fatigué le roi s'assoupit, assis par terre dans la cabane. Lorsqu'il se réveilla, le soleil était déjà haut dans le ciel. Le blessé avait repris connaissance. Lorsqu'il vit le roi s'approcher, le blessé dit : "Sire, pardonnez-moi, je vous en supplie!". " Mais pourquoi voulez-vous que je vous pardonne "? demanda le roi.
Alors l'étranger raconta l'étrange histoire suivante :
"Votre majesté, vous ne me connaissez pas, moi je vous connais. Vous n'aviez pas pire ennemi que moi. Dans l'une de vos batailles, vous avez tué mon frère et pris tous mes biens. Quand j'ai su que vous veniez voir l'ermite sans votre escorte, j'ai décidé de venir vous tuer. J'ai attendu des heures que vous redescendiez de l'ermitage. Mais ne vous voyant pas arriver, j'ai décidé de monter moi-même à l'ermitage. Vos soldats m'ont reconnu et m'ont blessé à la poitrine. J'ai réussi à monter jusqu'ici. Si vous n'aviez pas pris soin de moi, je serais mort. Je vous suis si reconnaissant que moi et ma maison, nous vous servirons pour toujours. Majesté, accordez-moi votre pardon!"
Le roi était émerveillé de la facilité avec laquelle il était prêt à pardonner à cet ancien ennemi. Non seulement il lui pardonnait, mais il lui promit de lui restituer ses biens. Appelant son escorte, il fit transporter l'étranger dans son palais pour qu'il puisse être soigné.
Le roi, avant de partir, décida de poser une dernière fois ses trois questions à l'ermite. L'entendant, l'ermite lui dit :"Mais vous avez déjà la réponse à vos trois questions!". "Comment-celà?" s'enquit le roi.
"Hier, si vous n'aviez pas eu la compassion pour la faiblesse due à mon âge et si vous n'aviez pas commencé à bêcher, vous auriez été attaqué par votre ennemi. Ainsi, le moment le plus important était le temps passé à labourer mon jardin, la personne la plus importante était moi et la chose la plus importante était de m'aider.
Lorsque l'étranger blessé est arrivé, le moment le plus important était celui que vous aviez passé à soigner sa blessure. Si vous ne l'aviez pas fait, il aurait saigné toute la nuit et il serait mort. Vous auriez manqué l'occasion de vous réconcilier avec un ennemi. La personne la plus importante était cet étranger et soigner la blessur était la chose à faire. Souvenez-vous, Majesté, de ceci : le seul moment important, c'est maintenant!
La personne la plus importante est celle avec qui vous êtes, la tâche la plus importante, c'est de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour permettre à cette personne qui est à vos côtés d'être heureuse. C'est dans la réponse à ces trois questions que réside le sens de la vie."
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Le 19/6/2011 à 19h20mnChristiane a écrit :
Bonjour,
Deux exemples d'altruisme bien différents:
Au Cambodge, de nombreux enfants naissent avec de lourds handicaps, le plus souvent, ils sont aveugles et sourds-muets. On ne connait pas la raison exacte: problèmes génétiques, précarité des familles. On a même évoqué les conséquences des atrocités endurées par ce peuple il n'y a pas si longtemps.
Or, la plupart des famillles Cambodgiennes, de confession Bouddhiste, sont persuadées que le handicap de leurs enfants est lié à leur Karma, c'est à dire qu'ils expient dans leur vie présente les fautes commises dans une vie antérieure et c'est par compassion et altruisme que ces pauvres petits êtres sont rejetés, ce qui leur permettra de renaître dans une vie suivante meilleure. Par conséquent, ces enfants, dans les premières années de leur vie, sont gardés chez eux, sans soins ni éducation et un peu plus grands, ils sont simplement jetés à la rue où ils survivent en mendiant...quand ils arrivent à survivre!
Des O.N.G. fondées par des personnnes qui n'ont pas la même notion de l'altruisme, recueillent ces enfants qui sont soignés, nourris, éduqués. Certains arrivent même à faire des études universitaires. Beaucoup sont dirigés vers les métiers de l'informatique et les non-voyants sont formés au paramédical, dans le domaine de l'ostéopathie et de la kinésithérapie où ils excellent. Parmi ces ONG, il y a" Aide et Action "pour le Cambodge et "Trousar Kmey" (Je ne suis pas sûre de l'orthographe mais on peut vérifier sur Google)
Quel altruisme est le plus juste? Le Bouddhisme recommande toujours de pratiquer la pensée juste et l'action juste mais ce n'est pas toujours évident même si, dans ce cas précis, il n'y a guère de doute sur la réponse à apporter.
Pour aborder un autre sujet, bien différent: Hier, je suis allée au Festival pour la Paix qui se tenait à la Pagode du Bois de Vincennes à Paris et là, j'ai eu la joie de faire la connaissance d'Ivan BECK qui venait donner une conférence sur le thème: COMPRENDRE ET RESTAURER NOS LIENS AVEC LE MONDE ANIMAL. Je pense que certains participants de ce blog doivent le connaitre car il a déjà écrit au tout début du Forum de Matthieu RICARD sur "l'Egoïsme institutionnalisé", il y a un an.
Il est pratiquant Bouddhiste, étudiant de Sogyal RIMPOCHE et de formation vétérinaire. Il nous a démontré magistralement comment la surconsommation de viande et de poisson des Occidentaux nous menait droit dans le mur: vidage des océans, destruction des forêts afin de pouvoir nourrir les élevages concentrationnaires de bétail. Souffrance atroce des animaux durant leur courte vie et leur mise à mort et, commme conséquence directe: malnutrition, maladies et mortalité infantile pour de nombreuses populations démunies qui n'ont plus accès à une nourriture détournée au profit des industries de l'agroalimentaire.
Ivan Beck nous a fait prendre conscience que tout n'est sans doute pas perdu mais le le plus GRAND des Altruismes et le plus URGENT est de ne plus consommer de viande ou poisson ou tout au moins de réduire drastiquement.
Personnellement, je suis végétarienne depuis 15 ans, je suis en excellente santé et je ne pourrais plus jamais faire marche arrière . Je joins une photo prise le 11 Juin, lors de la VEGGIE PRIDE à Paris: C'est la manifestation des Végétariens qui tentent de sensibiliser le Public à cette cause qui devrait devenir une des premières préoccupations de notre société soit-disant civilisée et, croyez moi, ce n'est pas gagné!
Amitiés
Christiane
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Le 19/6/2011 à 14h52mnviolette a écrit :
Un soir d'hiver pluvieux, jétais dans mon train pour rentrer chez moi . Comme souvent le train a pris du retard et j'ai entendu une jeune fille qui était au téléphone avec son ami, et qui pestait car le retard l'avait empeche d'avoir son bus pour rentrer, et allait donc rentrer a pied.
En sortant du train, je me suis proposée de la raccompagner pour lui éviter de marcher dans le froi et la pluie, bien sur elle a sursauter de surprise, et a une réaction primaire tres méfiante!! Mais a fini par accepter mon aide, et je l'ai rapproché de chez elle.
Ce qui m'étonne le plus dans ce genre d'histoire (car cela m'arrive souvent)c'est de voir la surprise des gens, de voir que nos actes sont exceptionnels, alors qu'ils devraient etre juste "normaux".
Je suis portugaise et peut etre cela vient il de mon éducation religieuse... aimer son prochain et lui venir en aide... a méditer...Et comme dit Mathieu Ricard, nous ne sommes pas la pour souffrir, alors aidons nous les uns les autres en faisant preuve de compassion... -
Le 31/5/2011 à 11h46mnRanagata a écrit :
L'altruisme est une qualité difficile à saisir . on ne devient pas un altruite en un jour . Le désir du bien-être d'autrui est un désir noble . La plupart voit ce désir noble comme une forme " d'égoïsme " même quand un méditant s'isole pour " méditer" . D'autres pensent que le Bouddha est égoïste du fait qu'il a quitté sa famille pour la quête profonde de la medecine pour "le bien-fait des grands nombres". Un jour , j'ai vu sur You-tube une panthère qui a abandonné sa proie pour venir en aide d'un bébé barboin.J'y ai pensé à cet Etat mental d'altrisme même momentané peut exister aussi chez les animaux . L'exemple de l'amour d'une maman en vers son bébé est empreint d'un altruisme quand elle se donne inlassablement pour le bien-être du bébé . Poser la question sur l'altruisme a déjà un sens et c'est un déébut de quelque chose de bien . Que cette connection soit vitale pour toutes les mémoires . Le bien commun de soi et de tous doit s'exprimer bien le sens de l'altruisme ! Merci
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Le 30/5/2011 à 0h0mnUtpala a écrit :
Merci pour ce forum, quelle belle recherche ! et de beaux échanges, enfin on parle de quelque chose de positif !
Je pense à ma grand-mère, elle était cévenole et protestante, et à chaque repas, elle préparait une assiette en plus qu'elle disposait à table, au cas où... et le cas où se produisait parfois, une voisine sans le sous ou tout simplement quelqu'un de pauvre qui savait qu'il pouvait trouver un repas là. Mon grand père était pasteur et dans cette région, je crois que les gens étaient assez solidaires. -
Le 28/5/2011 à 11h13mnUne vie ordinaire a écrit :
« Vous n’êtes pas la confusion, vous n’êtes pas la colère, vous n’êtes pas l’attachement, au même titre que vous n’êtes pas non plus la grippe, la fièvre ou le paludisme qui vous frappent. »
« Pour le bouddhisme, la nature de bouddha est présente en chaque être sensible, comme l’huile dans une graine de sésame. »
Phrases extraites du Blog de Matthieu Ricard
Effectivement , l’humanité n’est pas une maladie. Un être sensible ressent des émotions et éprouvent des sentiments, et chaque émotion et chaque sentiment ,fait de lui cet être sensible, pleinement humain. Cette nature humaine nous est commune et fonde alors le sens de notre partage.
Je vis une vie ordinaire : je respire, je mange, je dors… et j’aime. C’est donc dans l’ordinaire de ma vie, qu’il m’est permis d’être cet être conforme à sa propre nature, identique à chacun d’entre vous.
Ma vie n’est pas inutile, puisque je la partage avec le monde. Il me plait de penser qu’il en est de même pour chacun d’entre nous, et pour chaque être vivant. Nous sommes donc tous altruistes en partageant entre nous, le sens même du vivant.
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Le 27/5/2011 à 15h30mnAnMa a écrit :
Ce n'était vraiment pas grand chose, mais hier dans l'autobus, assise sur un banc qu'il faut baisser nous-même (il y en a 3), une dame pleine de sacs semblait vouloir venir s'asseoir a côté de moi. Je lui ai simplement baissé le banc pour qu'elle n'est pas à le faire elle-même vue qu'elle avait les mains pleines. Elle m'a tellement remerciée que j'était surprise! Ça semblait si peu pour moi, mais semblait être beaucoup pour elle.
Oui les petits geste comptes. :) -
Le 24/5/2011 à 18h47mnmarie a écrit :
Le mot Altruisme donne un sens aux gestes que mon conjoint a posé durant le temps qu'a duré sa maladie, cancer du pancréas. Il nous a encouragé à continuer, moi et mes enfants, malgré sa maladie, il nous a montré qu'il était heureux,il est parti en paix et avant de partir, il m'a fait un immense cadeau, le jour ou le Dalaï Lama et vous,Monsieur Ricard, êtes venus au Centre Bell, il m'a réservé quatre places pour vous écouter parler. Après la conférence, je disais aux gens qui étaient avec moi que j'aimerais vous voir, je vous ai vu à la sortie d'une portique d'hotel avec Jean-Marie Lapointe, je suis allée vous donner la main, je n'ai pas dit un mot et je suis partie, il y a des moments dans la vie ou il est inutile de parler et de simplement goûter à ce moment de grâce, car s'en fut un parce que c'était un cadeau de mon conjoint décédé. Aujourd'hui, après un an et demi, j'ai besoin de savoir ou je m'en vais et j'ai commencé à lire votre livre:l'art de la méditation, les réponses à mes questions sont là, peut-être pas toutes les réponses mais c'est un début. Je veux être heureuse et surtout rendre les autres heureux. Meric d'être là , vous faites un bien fou à ma vie. -
Le 19/5/2011 à 20h44mnpatti a écrit :
La définition de l'altruisme véritable, une sorte de bienveillance naturelle, totalement gratuite, rend difficile le témoignage: comment savoir si une personne que l'on a vu faire le bien n'espérait pas en retirer une satisfaction personnelle,dans la joie de l'autre, ou dans le regard qu'elle porte sur elle-même? Je me rends bien compte que faire du bien a autrui me fait du bien à moi aussi, même si mon acte ou mon don sont a priori désintéressés, n'empêche que le bonheur des autres me rend heureuse moi aussi. -
Le 13/5/2011 à 0h13mnVéronique Bélanger a écrit :
Bonjour
J'ai vraiment découvert ce que signifiait le mot altruisme lors d'une dure épreuve dans ma vie, le cancer.
Sans faire d'effort, l'altruisme est entré dans ma vie et aujourd'hui, je pense que les gens qui voit un certain changement en moi voit en fait cette formidable qualité.
Merci monsieur Ricard de nous inspirer et partager votre espoir.
J'espère ne jamais perdre ce beau feu en moi!
Véroxx -
Le 5/5/2011 à 15h11mnFlorine a écrit :
Punaise alors, je suis en train de me dire que là, tout de suite,rien ne me viens... et à vrai dire, je trouve quand même cela grave de ne pas se souvenir à ce point d'un moment altruiste, serai-je vraiment trop égoïste ? et ceux qui m'entourent ?
mais en lisant le titre, un souvenir m'est venu en tête, spontanément. Un souvenir à priori sans rapport aucun avec le thème qui nous intéresse... et pourtant, je me demande :)pour qu'il soit venu si spontanément, c'est bien qu'il doit y avoir quelque chose là dedans.
Alors soit, je me souviens de ce regard inconnu qui avait fait battre mon coeur un instant, au sortir de la librairie... d'un sourire. Voilà, un instant qui a duré 1 minute à peine, mais qui suffit à donner un petit quelque chose à l'autre... un sourire, c'est si peu, mais c'est déjà beaucoup :)
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Le 30/4/2011 à 23h25mnTomjoad a écrit :
C'est un illustre Soufi qui arrive au paradis.
Aurais-je tant prier pour l'avoir mérité ? demande-t-il au Maître de ces lieux
Non non, ce n'est pas vraiment pour ça, lui répond le Maître
Alors, c'est peut-être parce que j'ai beaucoup jeûner ? questionne-il à nouveau.
Mais non, ce n'est pas pour ça non plus
Mais alors qu'ai-je donc fait, explique-moi ? demande encore le Soufi tout étonné.
Souviens toi, raconte le Maître ... il y a très longtemps dans Bagdad, par une nuit glaciale d'hiver tu as recueilli une petite chatte perdue et tu l'as réchauffée
Merveilleux conte Soufi, magnifiquement raconté par l'illustre et regretté Théodore Monod dans un de ses derniers interviews qui me semble indiquer là, un cheminement d'extase et de révérence à la vie, servi par la plus noble simplicité de nos actes de compassion
Voir l'émission France 5, 2002, "Terre et Ciel" hommage au centenaire de la naissance de Théodore Monod -
Le 26/4/2011 à 3h26mnDharmaSophie a écrit :
Une histoire réelle tout brièvement. Un dimanche j'ai eu envie de manger un poulet rôti, je suis allée donc l'acheter chez le marchant. J'attendais pour que mon poulet soit bien cuit,je me suis rendue compte, que dans le trottoir d'en face, il y avait un chien sans abrit qui me regardait affamé et je me suis dite: "si j'étais cet animal et que je regarde les humains rôtir des poulets, sans pouvoir même pas m'approcher parce qu'ils vont me battre, tout en sentent cet odeur délicieux, cela allait me mettre de l'eau à la bouche et cela est une véritable souffrance" J'ai payé mon poulet je l'ai arraché une cuise et je la donnai au chien..... Je pense que j'ai eu de la compassion pour ce chien, mais en même temps je n'ai rien à attendre de lui... -
Le 21/4/2011 à 14h37mn??i-S?n Nguy?n a écrit :
Témoignage (me concernant) :
Étant agent de sécurité, j'ai souvent des vacations courtes sur le site d'une gare (Colmar) : durant l'un de ces postes, où mon métier consiste à observer les gens, un homme (Coréen, de confession protestante) se dirigea vers les toilettes (payantes !) ; il avait des béquilles…
Spontanément (et sans qu'il ne me sollicitât mon aide), je lui fis signe et lui dis de m'y attendre juste au seuil : disposant d'une clé, que je cherche dans les locaux administratifs, je lui en ouvre l'accès.
Il était d'un groupe de cinq personnes. Parmi eux, une jeune femme voulut prendre un café à un distributeur (dont la maintenance laisse à désirer !) : il n'y avait plus de gobelets, mais il coula ; une boisson chaude à 1,10€ non consommée ! Constatant sa déception (sans toutefois que ceci me provoque une quelconque émotion de souffrance intérieure), je lui proposai de lui apporter le même type de produits pour 0,30€ (n'ayant pas de monnaie sur moi) : grâce à une machine (située dans un réfectoire) à laquelle le public n'a pas accès, j'apportai alors trois cafés (à elle et deux de ses proches), pour 0,90€.
Ces quelques gestes spontanés ne font en rien partie de mon boulot ; j'estimais simplement qu'il m'était naturel de leur proposer mon aide.
L'homme aux béquilles (qui me regarda avec… gratitude) me dit : « Que Dieu vous bénisse… car vous êtes quelqu'un de très gentil ! »
Nota :
À Matthieu Ricard… Je vous souhaite tout le Bien possible dans cette vie, et dans celles à venir (du moins, si vous choisissez de nous revenir dans le Samsara)…
http://fr.netlog.com/Rosso_Tonico/photo/photoid=55654909&surr=0#photos -
Le 17/4/2011 à 11h30mnEva Wissenz a écrit :
Bonjour,
Je m'excuse de parler de moi mais c'est "le sujet" que je connais le mieux, c'est seulement un témoignage.
A une époque j'étais bénévole dans une unité de soins palliatifs et ce fut une profonde et riche expérience. Deux fois par mois, dans cette ambiance de don et d'essentiel où je venais faire quelque chose "pour rien d'autre" que pour apporter quelque chose de bon, je me sentais littéralement revivre. C'est à ce moment que beaucoup de choses ont bougé dans ma vie, que je suis devenue végétarienne par exemple. Mais ensuite, revenir à ma vie quotidienne était difficile car les motivations de mes actions ne concernaient que ma petite personne (ma sécurité matérielle) alors que "gagner ma vie" ne m'a jamais semblé essentiel.
Il y a 4 ans de cela, lors d'un voyage professionnel à Cuba, j'ai rencontré deux jeunes Canadiens âgés de 22 ans. Ils avaient traversé les Etats-Unis en bus et se trouvaient là pour essayer de diffuser gratuitement une technologie de concentrateurs solaires puissants pour les pays pauvres (mais riches en soleil).
Leur détermination était une épée, leur analyse des graves problèmes actuels très lucide et, au lieu de céder au désespoir ou à la paresse de la résignation, ils avaient décidé de se situer du côté de la proposition et de l'espoir.
Selon eux, un accès simple et efficace à une source d'énergie gratuite (le soleil) participerait à une certaine équité tout en réduisant les ravages de la déforestation.
Tous deux très doués, ils avaient tourné le dos aux études et à toute idée de carrière pour vivre la coopération, confiants, vivants de très peu, distraits seulement par des parties d'échecs et quelques baignades. Rien de douloureux ni d'expiatoire dans leur démarche, toujours joyeux, se sentant utiles et à leur place.
Il y a des êtres qui m'inspirent mais ils sont en général morts ou plus âgés que moi, et là, je me trouvais face à deux personnes qui commençaient leur vie d'adulte là où d'autres la terminent. Inutile de dire que j'ai été très touchée par leur engagement et leur altruisme.
Leur aventure à Cuba dura six mois. Puis l'un rentra au pays tandis que l'autre continua son action bénévole, et il la continue encore... Nous nous sommes rencontrés puis retrouvés à un moment où je songeais entrer dans les ordres et où lui se vivait comme une sorte d'ermite engagé, ne voyant pas comment combiner son altruisme à une vie sociale ou affective.
C'est pourtant possible et nous y arrivons depuis : personne ne comprend vraiment ce que nous faisons (mais ça viendra...), nous ne retirons aucun bénéfice de nos actions pour l'énergie solaire, rien n'est breveté (ce que les gens ont du mal à comprendre), tout ce que nous avons entrepris n'a engagé que nous-mêmes et nos moyens.
Chacun de nous gagne ce qu'il peut a minima par son travail (notamment avec les logiciels libres mentionnés dans le commentaire de arn_o) et consacre tout son temps à l'action désintéressée. Voilà, je ne sais pas si ces actions aboutiront, mais je m'aperçois en écrivant que nous retirons un bénéfice énorme de ce mode de vie : ce mode d'action nous donne la satisfaction intense d'être à notre place doublée d'un fort sentiment de cohérence intérieure. Et malgré les innombrables difficultés, c'est une grande joie.
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Le 17/4/2011 à 0h0mndarjeeling a écrit :
La vie entière de ma grand-mère a été imprégnée d'altruisme véritable. J'ai eu la chance d'être élevée par un être d'une telle spiritualité. Bouddhiste de confession, tu m'as toujours enseigné la compassion et voulait que je sois avant tout une personne "bien", avec du cœur plutôt qu'une tête remplie.Tu as eu une existence difficile matériellement mais n'as jamais hésité à donner ce que tu avais pour d'autres dans le besoin.Jamais tu n'as demandé d'argent pour soigner autrui. Tu n'étais pas dans l'apparence mais dans la vérité.Tu me disais "on ne peut emporter ses biens avec soi plus tard" et"mieux valait partager un bol de riz avec du sel que de manger un festin seul" et t'employais tout simplement à AIMER les autres.Les choses n'avaient aucune emprise sur toi. Tu vivais les principes bouddhistes au quotidien, naturellement. Analphabète, tu m'as transmis l'essentiel et la plus importante des éducations : à savoir être au plus près de l'humain et ne pas s'attacher aux apparences, ne pas chercher à devenir "quelqu'un". Le plus important est l'éducation du cœur. Mamie, tu as été l'exemple de ma vie et mon maître spirituel. Jamais je ne t'ai vu chercher la gloire, te vanter, toi qui donnais sans compter, écoutais les prostitués car rejetées, partageais ton repas sans hésiter, se privais de manger toi même pour nourrir tes enfants, n'as pas hésiter à quitter ton pays asiatique pour m'élever en Occident, à privilégier le bien d'autrui toujours et encore... ton altruisme était ta nature profonde, ton dévouement, de chaque instant. Quelle belle leçon de vie tu m'as donné! Mon cœur est meurtri de ne pas avoir été aussi généreuse que toi, j'ai été ignorante. J'ai été prise dans ces illusions du monde. Pardonne moi ma Grand Mère d'Amour. Tu m'as tout donné sans JAMAIS rien demander en retour. De là ou tu es, écoute mon cœur, comprend l'ignorance dans laquelle j'étais. Je souffre tellement au fond de moi de ne pas avoir su à mon tout être dévouée comme tu l'as été. Je T'AIME. -
Le 16/4/2011 à 18h18mnChristiane a écrit :
J'apprécie beaucoup ce nouveau forum ouvert par Matthieu Ricard le 7 Avril ainsi que les nouveaux commentaires qui ne sont pas encore très nombreux mais constructifs et je suis très heureuse de voir que, enfin, l'altruisme n'est plus une notion abstraite, dénué de tout contact avec la réalité, ce que j'avais souvent déploré ( permettez ce reproche) dans les deux forums précédents.
L'altruisme, au contraire, se pratique à tout moment de la vie par de grandes mais aussi de petites actions, ce que l'on appelle : "la part du colibri"
Connaissez-vous cette belle légende amérindienne? une forêt est dévastée par un incendie gigantesque et les animaux, paniqués cherchent en vain à fuir. Le colibri apporte sans arrêt des minuscules gouttes d'eau dans son bec pour tenter d'éteindre les flammes et un animal lui dit:" ce que tu fais ne sert à rien" Le colibri lui répond:" Je le sais mais j'apporte ma part!"
Si un être humain, à lui seul est incapable d' éteindre l'incendie qui embrase notre planète, des millions et des mllions d'êtres humains qui se donnent la main peuvent encore la sauver de la destruction et de la misère! Et c'est cela l'altruisme!
Je ne vais pas donner d'exemples car j'en vois tellement autour de moi que c'est impossible de les exposer ici. Pas question non plus de livrer des exemples personnels, même si je fais de mon mieux pour apporter ma "part du colibri"
Alors j'avais pensé à autre chose: pourquoi ne pas vous faire partager quelques moments très forts vécus récemment à travers des rencontres inoubliables ( voir photos jointes) et où j'ai ressenti intensément cette impression d'altruisme, de solidarité et de communion qui m'a fait réaliser que le monde n'était pas si laid et que ces nombreuses personnes courageuses et responsables allaient finir renverser le cours des choses et d'éviter des catastrophes qui semblent inéluctables dans un proche avenir?
C'était le 9 Avril dernier, à l'INALCO, à l'Université Paris-Dauphine où se déroulait la journée: " Tibet, culture vivante, culture méconnue" Une des tentatives parmi tant d'autres où tant de personnes dévouées font des efforts désespérés pour éviter ce génocide culturel et humain qui menace la civilisation Tibétaine! Une chanteuse Tibétaine: Gazom Lhamo interprétait un magnifique texte Tibétain :" APPLIQUER L'ALTRUISME" dont vous pouvez voir les paroles (J'espère qu'elles seront lisibles sur la photo.)
Ensuite , le 19 Mars, au Salon du livre, à la Porte de Versailles: Séance de dédicaces avec Christophe André, quelqu'un que j'admire beaucoup et dont les ouvrages apportent un bienfait immense à nombre d'entre nous. J'ai été impressionnée par sa gentillesse, sa sérénité ...et sa patience! Je l'ai entendu à nouveau le 2 Avril dans le cadre des superbes conférences de l' Université de la Terre, à l'UNESCO où il intervenait sur le thème: "SE CHANGER SOI POUR CHANGER LE MONDE." ?
Christophe André a d'ailleurs donné sur son blog (malheureusement fermé mais que l'on peut encore consulter) une des plus belles définitions qui soit sur l'ALTRUISME en date du 21 Octobre 2010 et j'engage ceux qui le peuvent à le lire sans délai, sans oublier ses jolis billets qui nous faisaient chaud au coeur! il a nous donné une véritable leçon de vie!
Amitiés
Christiane
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Le 16/4/2011 à 11h28mnhipparchia a écrit :
C'est probablement cela qui est le plus important : bien agir, sans chercher à le faire savoir. Je ne suis pas étonnée de ce que vous dites à propos de Frédéric Lenoir : il donne tout à fait cette impression quand on l'entend. -
Le 16/4/2011 à 9h21mnVLC a écrit :
Marathonienne, pour la 1ère fois, je me suis mise du cote des supporters. Au 40 -41e km, appeler les coureurs par leur prenom, les encourager a finir cette epreuve, leur donner un ultime encouragement pour qu'ils aillent au bout de leur chemin.
Ils sourient, fatigués, au bord de l'épuisement et ils ont ce regard qui dit "merci". Ce sont des gens que nous ne reverrons jamais, des visages humains, des corps qui reprennent la course alors qu'ils marchaient. Ils demandent "C'est encore loin?".
"Non, c'est bon, c'est presque fini. Bravo."
Un regard de fierté (non pas d'orgueil), de dépassement de soir, et une compassion s'envahit, Parce que nous sommes les seuls êtres sur terre à pouvoir enseigner la gratitude, la vivre au quotidien, dans ces petits actes d'encouragement anonyme, mais qui peuvent faire basculer une vie. Sachant que le Chemin, la quête, eux sont infinis...
Every journey begins with a single step...
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Le 12/4/2011 à 21h33mnchodon a écrit :
bon jour: mon example de altruism, c´est cette forum, et mathieu lui meme. je ne oblie pas sa vision, or ces actes de protection quand les etres que sont devant lui on besoin. merci. -
Le 11/4/2011 à 10h0mnMichelle a écrit :
Je suis tres amie avec Frederic Lenoir ,on connait beaucoup le personnage public ,médiatique...donc je parlerai de celui qui en silence et sans le faire savoir aide au quotidien dans son environnement immediat des quantites de personnes ,soit en payant leur loyer ,soit en se portant caution,soit en donnant de l'argent ,soit en faisant des courses....la liste de petits gestes tres imortants que Frederic a envers les autres est sans fin..sans limites
Il le fait discretement sans rien dire ....en toute conscience et avec beaucoup de joie...il n'a de cesse a une echelle de proximité ou de plus large portée de faire le bien autour de lui de tout son coeur....au milieu de la myriade d'activites qui remplissent à ras bord ses journées
Voilà
Michelle -
Le 10/4/2011 à 20h5mnDiary Keeper a écrit :
Aurore, septante ans et des poussières, est d'origine irakienne. Autant dire que la vie ne lui a pas toujours facilité le chemin vers la paix (matérielle et psychique). Pourtant, Aurore et la vie, la vie à pleines mains, sont indissociables. Elle s'occupe aujourd'hui de réfugiés, collecte des vêtements qu'elle leur offre. Elle invite ses amis à sa table et ne lésine pas sur la générosité des plats, dont elle emballe toujours les restes pour ceux qui sont seuls, ceux qui vivent dans la précarité. Elle prépare, pour les "petites gens", des tables cinq étoiles, des présents à ramener dans son cœur et dans sa maison. Aurore est dévouée, généreuse et surtout, elle aime et prend un réel plaisir à s'investir dans l'Autre pour lui apporter du bonheur, des bonheurs. -
Le 10/4/2011 à 15h58mnIcare a écrit :
Bonjour M.Ricard,
J'ai découvert votre article aujourd'hui-même et ce en regardant l'émission philosophique à laquelle vous avez été invité traitant de l'altruisme. Je réagis car ce thème me parait être essentiel et quotidien, il me renvoi d'ailleurs aux questionnements de mon enfance (au lycée, face à ma copie de philosophie "existent-ils des actes purement désintéressés?" et sa réponse encore en suspens chez moi aujourd'hui).
Je voulais donc vous faire part, un peu paradoxalement il est vrai, d'un de mes propres faits à l'égard d'une autre personne mais dont ma réaction me pousse à me questionner sur moi-même.
Vous épargnant les détails, il y a quelques mois, j'ai pu aider une personne âgée qui se trouvait dans une situation compliquée (sans non plus être impossible). Après avoir refusé la récompense proposée, cette personne m'a alors posé la question suivante "Mais qui vous le rendra?", cette phrase fut le point de départ de mon questionnement. En effet, elle eut pour résultat de me promettre à moi-même de ne jamais raconter cette histoire. Il me fallait être sûr que je ne futs pas en train de chercher une récompense morale à cet acte, que je ne voulais absolument pas qu'on "me le rende". Ainsi je me demande toujours si ce "contrôle" imposé à moi-même (et jusque là respecté) peut-il être considéré comme venant d'un acte purement altruiste, ou n'est-il qu'une redirection de cet acte afin de m'approcher personnellement d'une auto-satisfaction égoïste?
Ce forum est donc l'occasion pour moi d'avoir un avis extérieur sur ma réaction(ce qui m'est impossible en temps normal à cause de mon auto-promesse, comprenez donc le soulagement que m'apporte le recours à un pseudonyme!). Mon constat actuel étant que j'oscille toujours entre ma volonté de me dégager de l'égoïsme occidental dans lequel j'ai baigné (dont vous parlez très bien) et la possible existence (qui m'échapperait alors) d'une cause encore plus égoïste (voir même arrogante) à cette volonté...
En vous remerciant pour votre attention et, surtout, pour la découverte de votre histoire qui, justement en philosophie au lycée, me redonna espoir face à la découverte d'une société conventionnelle dont je ne voulais pas.
"Icare" -
Le 10/4/2011 à 15h22mnPhilippe a écrit :
Bonjour,
Mes parents, ma mère vit encore mais ne peut plus faire grand-chose étaient des personnes qui à la retraite ont énormément aidés les autres.
Vers la fin de sa vie par exemple mon père faisait tous les papiers concernant la banque, l'héritage d'une personne encore plus âgée que lui. Il n'en tirait jamais aucun bénéfice de quelque sorte que ce soit.
Tous les deux rendaient des visites à des personnes âgées et rendaient de nombreux services. Parfois c'était pour mon père comme un devoir.
Devoir ou pas, ils ont donné de la chaleur humaine et cela pourrait être considéré comme de l'altruiste.
Nous recevons dans notre monde moderne énormément de coups de téléphone d'ordre commercial. Dans la mesure du posible, j'essaie toujours de répondre de façon courtoise, de souhaiter une bonne journée et du courage pour un métier difficile, car ces personnes ont à faire à énormément de réponses négatives. Même dans la vie de tous les jours, dans notre stress quotidien, un sourire peut amener un plus.
Philippe -
Le 10/4/2011 à 14h59mnfrosterman a écrit :
Bonjour,
Je ne dispose que du temoignage de mon blog a moi, tentative d'altruisme a mon humble echelle, une recherche personnelle du bonheur dont le bouddhisme est la charniere dans un long voyage en Asie du Sud-est. Je partage ainsi ma quete de soi avec ma famille, mes amis et mes collegues, pour permettre surtout a mes parents, ages, de voyager un peu avec moi.
Si cela vous parait correspondre a l'objet de ce debat, je vous propose de consulter mon blog, encore une fois une tentative bien plus humble dans sa portee :)
Mon blog de voyage : www.looktotheeast.name
Bien cordialement,
FB -
Le 10/4/2011 à 9h48mnSuzanne a écrit :
En Inde, un ingénieur crée une "école Skype" qui amène le savoir aux élèves d'un village reculé, et suscite des vocations .....
Une fois par semaine, Santosh Kumar, un ingénieur, utilise Skype, la société de visioconférence par internet, pour enseigner les mathématiques à des enfants de Chamanpura, un village reculé situé à 970 km de chez lui, à la périphérie de New Delhi.
L'électricité ne cesse d'être coupée, la connexion internet est parfois de mauvaise qualité et les haut-parleurs ne fonctionnent pas toujours mais Santosh sait que les élèves de ce village reculé, dans l'Etat défavorisé du Bihar, dans l'est de l'Inde, comptent sur lui.
Ce service qui offre gratuitement liaison téléphonique et visioconférence, permet à la classe de voir, via un rétroprojecteur, les travaux dirigés du maître, qui n'hésite pas à illustrer un cours d'algèbre ou sur le concept de l'infini par des fables imagées.
"La première fois que j'ai fait un cours, ils étaient vraiment excités par la technologie. Maintenant, ils n'y font plus attention, c'est devenu normal pour eux", témoigne cet ingénieur de 34 ans qui a grandi dans le même village, avant de réussir à intégrer un prestigieux institut de technologie.
"C'est difficile d'amener l'éducation dans les villages", souligne-t-il, se remémorant ses années d'adolescence, lorsqu'il devait parcourir 12 km à vélo pour se rendre au collège de la ville voisine.
C'est lors d'un retour dans leur village natal que son cousin, Chandrakant Singh, devenu comme lui un ingénieur au confortable salaire, décida un jour d'y monter une école pour les enfants âgés de 6 à 12 ans.
"Je voulais fournir une éducation de niveau international aux élèves vivant dans les coins les plus reculés de la planète", résume Chandrakant, qui se rappelle avoir dû étudier la nuit sous le faible halo d'une lampe à huile.
Passant outre le fait que le village de Chamampura n'a pas l'électricité et faisant fi du refus d'enseignants expérimentés de se rendre au Bihar, Singh a mis à contribution ses amis pour financer l'école privée Chaitanya Gurukul.
Il a installé deux générateurs électriques et organisé la formation de seize instituteurs locaux avant d'avoir l'idée d'utiliser Skype pour connecter les élèves avec des professionnels vivant dans tout le pays.
"Les plus grands enseignants du monde ne veulent pas venir ici, alors j'ai pensé que nous pourrions peut-être utiliser la technologie pour aider nos élèves à apprendre plus vite", dit-il.
L'école a ouvert ses portes en avril 2010 avec 500 élèves. Cinquante d'entre eux ont été acceptés gratuitement, tandis que les autres ont payé les frais d'inscription en fonction des possibilités de leurs parents.
Les leçons par Skype, obligatoires, ont lieu le week-end et tous les soirs après les cours traditionnels de la journée. Pour l'heure, six enseignants participent au programme Skype.
Santosh Kumar, qui explique vouloir donner aux élèves plus de "clarté" sur ce qu'ils ont appris en classe, fait partie de l'aventure depuis le début.
"Certains étaient curieux, d'autres intimidés. J'ai dû travailler avec eux pour leur ôter leurs craintes", se souvient-il, soulignant qu'un grand nombre d'élèves n'avait jamais vu d'ordinateur auparavant.
"Maintenant, c'est comme la télévision pour eux, cela les distrait et j'espère qu'ils apprennent aussi quelque chose", avance-t-il, regrettant toutefois la fréquence des problèmes techniques.
Lors de son cours de maths par internet auquel l'AFP a assisté, certains élèves paraissaient absorbés par la vidéo, tandis que d'autres bavardaient en douce dans le fond de la classe.
Mais lors de la séance de questions, l'attention était totale et les élèves interrogés ont tous bien répondu.
"J'aime bien ces cours, ça m'aide à mieux comprendre", assurait Pragya Parashar, une fillette de 12 ans, interrogée par l'AFP via la connection internet, depuis New Delhi. "Moi aussi je veux devenir ingénieur comme mon professeur".
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Le 9/4/2011 à 22h21mnPierre V. a écrit :
Eté 1990, Cabo Negro, Maroc.
J´ai 12 ans. Mon grand père maternel vivant au maroc étant récemment décédé, nous passons un dernier été dans le maison de Vacances de Cabo Negro (proche de tetouan).
Exprimant mon désir d´indépendance, mes parents cèdent et me laisse aller me baigner seul sur la plage principale. Il n´y a pas grand monde et j´en suis ravi.
La température est entre 30 et 40 degrés, comme souvent au mois d´août et la mer est relativement peu agitée. Sans crainte, je me jette à l´eau et nage autant que je le peux. J´ai 12 ans et l´inconscience qui va avec...
Au bout d´une vingtaine de minutes, j´en ai assez et décide de faire demi tour.
Mais le vent se lève et il y a du courant qui me repousse vers le large. J´ai beau lutter, je ne parviens pas à me rapprocher du rivage.
Pris de panique, je redouble d´effort. Malgré cela, je n´arrive toujours pas à me rapprocher à moins de 200-300 mètres du rivage... impossible de passer face à ce maudit courant.
Je ne vois pas comment retourner sur la plage, je suis a bout de souffle et j´ai de plus en plus peur de me noyer.
Au loin, un jeune marocain se jette à l´eau et nage rapidement vers moi.
En quelques minutes il se trouve à côté de moi et c´est très bien car je n´en peux plus. Il doit avoir 20 ou 25 ans. Il n´a pas l´air bien épais mais nage rudement bien...
Il passe un bras autour de mon cou et utilise l´autre libre ainsi que toute la force de ses jambes pour passer le courant. Nous avons du mal à avancer mes petit à petit nous revenons vers le bord.
Une fois rendu sur le sable, il me regarde furieux... J´ai même droit à une claque...
Je ne comprends pas ce qu´il me dit, et je lui répond, penaud:
"Merci."
Il n´y a pas de témoins, pas d´applaudissement, pas de pourboire, pas de photographes, pas de journalistes, pas de gros titres, pas de médaille, pas de flon-flon, pas de laurrier. Rien. Lui, moi, le sable, la plage.
Et il s´en va comme il est venu.
Je n´ai revu cette personne ni le lendemain, ni les jours suivants. Et puis nous sommes rentrés en France.
Sans son intervention je ne sais pas ce qu´il serait advenu de moi, et malheureusement je n´ai jamais pu lui exprimer ma gratitude.
Entre temps, de retour a ma serviette de plage, je m´appercois qu´on ma volé mes chaussures... une paire de Nike a 700 francs.
La morale que j´ai tiré de cette expérience est la suivante:
Deux personnes a moins on vu la scène.
L´un m´a volé mes chaussures, l´autre a choisi de mettre sa vie en danger pour me sauver de la noyade.
Je vous laisse méditer la dessus... -
Le 8/4/2011 à 17h42mnBidibule a écrit :
Mon ancienne nourrice et son mari : ils habitent un quartier résidentiel de Vierzon, dans le Cher; ils s'occupent de leurs voisins âgés, en leur portant le pain, un pot de confiture, le journal, en garant leur voiture ... Comme ça, pour rien d'autre qu'aider des gens qui ne peuvent plus se déplacer et qui ne sont pas entourés. Eux même ont 75 ans passés, et ils sont comme cela depuis que je les connais (plus de 30 ans), généreux, soucieux des autres. -
Le 8/4/2011 à 11h37mnMarie a écrit :
Bonjour,
En toute sincérité, j'essuie une larme en lisant et relisant les quelques lignes de ce texte qui font resurgir du plus profons de mon coeur les souvenires d'un passé plus lointain et du cheminement parcouru jusqu'à ce jour. Manisfestations de fraternité,conférences, devouement dans la vie quotidienne, comportements bienveillants et désinteressés effectivement bien inspirés par le souci d'autrui et le sens de la solidarité. Je pense mais je peux me tromper que l'altruisme véritable, c'est chaque jour, chaque instant, discret, sincère, chaleureux, c'est cultiver la sagesse de la vacuité et l'intelligence du coeur certainement...
Avoir un autre regard sur le Monde, sur ce qui vit, ce qui est, ce qui nous entoure. L'Altruisme va de pair avec la Compassion.
J'ai bien compris que l'on attend dans le forum des exemples d'altruisme véritable, mais préfère rester discrète et continuer d'agir certe à petite échelle, avec conviction et courage en toute humilité pour un Monde d'Amour de Paix et Non Violence.
Bonne journée. Amicalement
Marie
A l'attention de M.Ricard : Merci à vous Bonne continuation -
Le 7/4/2011 à 16h27mnarn_o a écrit :
La définition que vous donnez de l’altruisme se base sur "l'état mental désirant". Donc uniquement sur la pensée. Par contre la définition que vous donnez de l’altruisme "authentique" se base sur les motivations d'un "accomplissement" ou d'un "comportement". Cette fois ci, la définition inclut des actes.
Cela rejoint mon point de vue qui place l'acte comme preuve d'authenticité de la pensée. (au sondage sur le coté de la page, j'ai répondu que je défini l’altruisme sur la base de comportements"). L’altruisme se définit dans la relation aux autres alors que la pensée est personnelle, privée et inaccessibles aux autres. Il faut donc des actes comme support pour exprimer et donner vie à son altruisme.
Ainsi l'altruisme d'une personne qui consacre 3 heures par semaines à aider son prochain est bien plus véritable à mes yeux que l’altruisme d'un moine tibétain qui ne fait qu'aimer l'humanité cloitré dans son monastère. (c'est juste un cliché un peu provoc' pour illustrer mon propos). Qu'importe ce qu'il en retire. Tant que l'acte est profondément bon. Peu me chaut que le sujet espère de la gratitude ou craint la critique, il agit pour le bien, il est véritablement altruiste.
Armé de cette définition, je vois beaucoup d'altruisme véritable au jour le jour mais je veux ici vous proposer un regard sur l'altruisme sur Internet: il y a des milliers de sites, (à commencer par celui de Matthieu) qui donnent sans rien recevoir. Sans pub, sans boutique, juste pour le plaisir de partager et la joie de donner. Le projet Wikipedia en est le parangon mais chacun œuvre à sa mesure (par exemple http://www.famille21.ch ). Les logiciels libres sont également un superbe mouvement altruiste sur internet. Des logiciels gratuits qui sont fondé sur l'idée de coopération, d'amélioration, de construction. J'oserai même y rajouter Wikileaks et le parti pirate qui œuvrent à leur manière, de façon altruiste pour l'accès pour tous à l'information, à l'immatériel.
Internet est donc à mon sens, un outil fantastique pour l'altruisme véritable basé sur le partage de l'information.
Sondage :
Anciens billets :
1/9/2010 - L'altruisme véritable existe-t-il ?21/5/2010 - L'égoïsme institutionnalisé
5/4/2010 - Transformation de la personne et transformation de la société


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Bonjour,
Désolé d'intervenir sur ce forum qui semble orienté sur des actes ou situations passées.
Emballé par le thème que je découvre, il me semblait important de parler d'un projet en cours de réalisation au Laos. Nous mettons au point un "système" social, éducatif et agricole orienté sur les techniques modernes de cultures naturelles, d'épuration des eaux sales, de secours social, d'éducation aux méthodes naturelles pour l'amélioration de la vie sociale. Le tout s'appuyant sur des bénéfices de voyages organisés dans ce seul but ... un projet local pour un effet global puisque nous venons d'obtenir le feu vert du chef de district local pour le développement du projet à une plus large zone ... pouvant déboucher sur une nouvelle organisation sociale ayant des principes plus justes et plus solidaires tout en sauvegardant la nature et en améliorant les conditions de vie de tout un chacun...
Je ne m'étendrai pas sur le sujet. Nous n'avons d'aide de personne, seuls ceux qui participent aux voyages permettent cela. C'est un projet de fond où tout le monde est concerné.
Je voulais seulement "crier" mon avis face à un débat que je vois trop souvent philosophique et virtuel plutôt que pratique sur le terrain même si le "philosophique" sous-tend le "pratique", il m'est pénible de voir trop souvent le "débat" prendre l'énergie nécessaire à "l'action" ... j'aimerais donc voir l'harmonie de ces deux pôles régir la dynamique d'un tel débat ... merci de m'avoir lu ...
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Bunker Roy :
Une université pour des hommes et des femmes ordinaires.
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/bunker_roy.html
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Joseph Wresinski, dit « Joseph l’insoumis »............et son combat pour la scolarisation des enfants les plus pauvres :
Pour lui, il était capital d’apprendre à s’exprimer, d’accéder au savoir. "Quand on possède les mots pour dire ce qu’on vit, on a prise sur le réel. »
« Quand on n’a pas les mots pour se défendre, on cogne, on attaque, on fout le feu… Toutes sortes de rages débordent. C’est pour ça que je ne te lâcherai pas avec l’école. Il n’y a que ça. Il faut que tu aies les mots. »
« II faut se tenir très droit dans le malheur, comme un i, et regarder ceux qui offensent comme si c’étaient des enfants ».
Merci
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Voila un comportement bienveillant de la chienne Madisson
pour une de ses congénère handicapée..
Magnifique et trés touchant.
info du journal le Matin Lausanne Suisse.
Quand une maladie a forcé les vétérinaires à amputer la chienne «Lily» de ses deux yeux, la suite de sa vie ne se présentait pas vraiment sous un angle favorable. Mais une autre chienne, « Maddison », s’est transformée en guide d’aveugle et la paire est devenue inséparable.
La chienne n’était qu’un petit chiot de 3 mois lorsque ses cils ont commencé à pousser à l’intérieur de ses yeux, les abîmant de manière irréparable. Après son opération, elle a développé une complicité avec « Maddison », 7 ans, qui l’a prise sous son aile, comme le raconte le Mail Online.
Les deux chiennes sont actuellement à la recherche d’un nouveau propriétaire, le leur n’ayant plus les moyens de s’en occuper. Elles se trouvent depuis le mois de juillet dans un refuge, dans l’attente d’un nouveau foyer. La responsable de l’endroit explique que «si elles sont dehors, « Lily » marche près de « Maddison » en la touchant presque, pour comprendre où elle va. C’est adorable à voir, « Maddison » est toujours en train de la surveiller.»
«Avec son handicap, les autres sens de « Lily » se sont développés. Même si nous ne les séparons presque jamais, elle se rend compte si son guide est proche ou pas», explique encore Louise Campbell, qui s’occupe des chiens au refuge. Elle raconte aussi comment elles dorment ensemble et aboient pour communiquer. «Nous n’avons pas analysé leur aboiement. Mais si « Lily » veut avancer et que « Maddison » est sur son chemin, son cri va prendre une certaine tonalité.»
Pour le reste, « Lily » se comporte comme n’importe quel autre chien et de loin, il serait difficile de réaliser qu’elle est aveugle. Même si elles sont au refuge depuis déjà quelques mois, la responsable les trouve plutôt joyeuses. L’âge avancé et surtout l’espace que les deux chiennes, qui ne peuvent pas être séparées, rend leur adoption compliquée.
Amitiés et bienveillance dans le Dharma.
Patrick
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Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué le 7 octobre, aux côtés de deux autres femmes, Mme Johnson-Sirleaf s'est bien gardée d'évoquer une seule fois cet honneur durant ses meetings de campagne, au service des plus démunis.
La petite-fille d'un puissant chef coutumier connaît la vacuité de cet argument sur ses terres natales.
Cette diplômée de l'université américaine de Harvard, âgée de 72 ans, préside un pays où la moitié des électeurs sont illettrés, un tiers de la population ne peut pas se nourrir et vit dans une pauvreté abjecte. Rien ne les intéresse moins qu'un prix Nobel dont ils ne savent même pas ce que c'est !!!!.
250 000 personnes tuées par les conflits (sur une population totale de quelque 3 millions d'habitants), des dizaines de milliers de handicapés, des hordes d'enfants soldats à resociabiliser, des infrastructures ravagées, une économie à genoux...
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Ma fille ,une étudiente, une soir après avoir entendu une discoure d'une s.d.f ,sur le sujet d'une perte ou vol de ses couvertures, est partis chercher du quoi lui couvrir, une douvet je crois ,le s.d.f. dormait par terre, est n'a pas vue le geste.
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Bonjour,j'ai vue une vidéo ou vous essayer de changer la société et essayer que l'altruisme gagne.Amopie propose de faire une société sans argent basée sur l'altruisme http://amopie.free.fr/index.php voilà si vous pouvez nous aider à que ça se devellope,je sais c'est long à lire mais si on va travailler pour l'amour des autres et non pour soi si on change ça peut etre que ça peut etre un début parce que la société pousse à l'égoisme aussi.Je vous met une vidéo pareil d'amopie http://www.youtube.com/watch?v=AUrm6ncjknI si ça serait vraiment bien si vous pouvez aider ce mouvement;merci beaucoup
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Bonjour à toutes et à tous,
Je me présente à vous, je suis Olivier, et mon nom d'artiste est Ha Chaliah...
Je souhaitais donc modestement participer à ce thème sur l'altruisme, parce que ce nom d'artiste choisi il y a à peine un mois écoulé, est le début d'une action que j'entreprends, avec une priorité absolue qui est celle de l'anonymat pour moi, ceci en rapport avec une valeur essentielle qui est celle de l'Humilité...
J'ai la chance d'avoir un emploi stable, étant fonctionnaire (je suis assistant social pour le personnel d'un ministère), mais ce qui m'anime le plus, est la compréhension de tout ce qui nous anime, à partir d'un travail sur la Conscience...
Pratiquant la méditation depuis février 2009, de façon quotidienne, et surtout tout seul, sans aucune appartenance à un groupe, ou auprès de je ne sais quel gourou ou être avancé !...
Voici donc mon projet qui a pris corps, avec tout mon coeur, il y a un mois exactement, en ce jour, lendemain de mon anniversaire (8 octobre).
J'ai décidé de me lancer comme auto-entrepreneur, en plus de mon activité, non pas pour gagner encore plus d'argent (je sais depuis fort longtemps que ce mode de vie converge au point de renforcement des sphères de...l'ego), mais pour réduire mon activité professionnelle (je suis très engagé dans ma profession, surtout lorsqu'il s'agit de relation d'aide, envers un autre..être..mon égal..en ce sens).
J'ai donc créé 3 galeries sur internet où je propose mes "oeuvres artistiques" en les commercialisant dans un but humanitaire...
Ayant voyagé en Inde, ayant parcouru les ashrams, ayant été sur la tombe de notre regretté Sri Aurobindo, puis au Népal, en Thaïlande, en Malaisie, en Indonésie, mon choix de reverser 40 % sur chaque oeuvre qui sera achetée par quelqu'un auprès de 2 associations en lien avec ce voyage effectué il y a presque vingt années (mais effectué hier pour moi, tant j'ai été ému de telles richesses de sourires accrochés à des visages d'enfants vivant souvent dans le dépouillement total, ou d'hommes, de femmes qui connaissent et savent précieusement, comme instinctivement, les secrets cachés de "l'Ici et Maintenant"...
J'ai été en contact avec l'association de Pierre Ceyrac, dans le sud est de l'Inde (Chennai, anciennement Madras), et je reverserai donc 20% de la valeur marchande de ces oeuvres proposées...
Bien évidemment, j'ai été imprégné, très tôt (ayant vécu enfant au Laos, pendant deux années), de toute cette approche bouddhique, et de ses fondements très altruistes, bien évidemment...
J'ai donc décidé de reverser 20% de la valeur marchande de chaque oeuvre vendue auprès de l'association, enfin...celle que vous avez impulsée, Matthieu Ricard, s'agissant de l'association Karuna Shechen, que j'ai contactée par mail, récemment....
Ma première passion est aussi la photo, mais je n'ai pour l'instant qu'un petit appareil photo numérique, et je souhaiterais vous demander deux petits services, Matthieu, dans les fondements de l'altruisme, car je suis bien décidé, et très déterminé, avec une conviction inébranlable, sans limites, puisque tout ce que je mets en place, je l'ai tout simplement "longuement conscientisé (réellement mettre en conscience)au cours de mes méditations"...:
La première demande est de connaitre le modèle de votre appareil photo, et les références, merci d'avance !
La deuxième est plus actuelle, parce que je souhaiterais vous demander de réfléchir sur le bien-fondé de mon action, à partir de mes actes, et savoir quelles seraient les possibilités de pouvoir "réunir" nos projets, parce que, dans le plus profond de ma conscience, et en actes, il ne s'est pas écoulé un jour, depuis le 9 septembre 2011, sans que j'aie au moins créé quelque chose, pour alimenter ce projet, et le nourrir de toutes mes pensées et mes valeurs...
Je me permets de vous joindre deux liens, juste pour vous préciser aussi que la non-Vérité ne fait pas partie de ma structure !...Tout cela pour vous dire que je suis très sensé et réfléchi dans ma démarche, ayant puisé tout cela à partir du "sens et essence de mon existence", en lien bien sûr avec notre place et rôle aux confins de l'Univers..là où tout a commencé....
J'espère que vous y trouverez de belles inspirations, puisque c'est aussi le but, celui d'éveiller les êtres à leurs propres créations, celle qui vient du Coeur...
Voici donc les liens vers les 3 galeries qui contiennent des oeuvres toutes uniques, et différentes...
http://www.artquid.com/hachaliah
http://www.alittlemarket.com/boutique/ha_chaliah-98439.html
http://www.creationsenlumiere.artiste-com.com/
Voici aussi mon mail :
ha.chaliah@free.fr
Avec mes plus belles pensées, et
En espérant vous relire
Olivier
Ha Chaliah (nom de l'artiste "qui kiffe la Vie, les Etres, la Nature, et la photo"..lol)
Ce 9 octobre 2011
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Altruisme ? Pour la majorité d'entre nous sera-t-il toujours si limité au point de continuer à accepter l'idée de voir tuer des animaux pour les consommer (en rituels ou en repas)?
Si les images désagréables ne vous dérangent pas vous pouvez lire cette dernière lettre de Sa Sainteté le XII° Gyalwang Drukpa. Ce Grand Maître qui fut si proche de Trulshik Rinpoche y parle ici de sacrifices d’animaux. Cela a profondément impressionné l’ étudiant si commun que je suis : Où se loge notre altruisme si nous acceptons de manger de la chaire animale ? Aurait-il donc des frontières conventionnelles au milieu d'un monde fait d'étranges concessions ?
http://www.drukpa.org/index.php/News-in-2011/by-causing-suffering-we-suffer
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Une étude étonnante a montré que le fait d'offrir des fleurs (comparé à d'autres stimuli) entrainait plusieurs effets positifs à court et à long terme sur les gens tels que de provoquer un sourire sincère, d'améliorer l'humeur générale, d'améliorer les relations sociales et même la mémoire des hommes et des femmes plus âgés! Il est également reconnu dans le domaine de la psychologie positive que les gestes altruistes sont encore plus bénéfiques pour ceux qui en sont les initiateurs que ceux qui les reçoivent. Bref, offrir des fleurs pourrait donc s'avérer un geste simple plein de bonté ayant une portée très bénéfique pour tous! Qu'on se le dise...
Source: http://www.epjournal.net/filestore/ep03104132.pdf
PS: je ne suis pas fleuriste ;)